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Débat télévisé : depuis deux semaines, Arthur Banga méconnaissable

Le débat hebdomadaire sur la télé Nci continue son bonhomme de chemin avec probablement encore plus d'audience. En effet, les sujets débattus sont passionnants et ne laissent pas les ivoiriens indifférents.

Le premier thème, celui des nouvelles mesures prises par Mme la Ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation au titre de l'année scolaire qui commence, est à l'ordre du jour depuis deux dimanches avec Ali Diarrassouba. La question est de savoir si ces mesures sont les bienvenues. Sur le plateau depuis deux dimanches, le Docteur Arthur Banga s'est montré très réfractaire à ces mesures. Même si c'est son droit de défendre son opinion, c'est la manière qui a sans doute agacé plus d'un téléspectateur et même ses compaires invités. L'homme est apparu comme quelqu'un qui croit détenir la vérité absolue et indiscutable au point d'être véhément et irascible. Pour lui, le retour aux coefficients élevés en français, en mathématiques, en physique chimie et en anglais au premier cycle du secondaire général va tuer le système. Alliant gestes, tons et arguments, l'enseignant chercheur veut en imposer à tous. Il croit ferme que cette mesure prépare l'exclusion de plusieurs talents dans les disciplines non privilégiées. Son argument principal est que les coefficients élevés en français, par exemple, ne permettront jamais à élève qui ne sait pas lire de améliorer dans cette discipline. Au contraire, selon lui, un tel élève s'enfoncerait.

À l'inverse, la majorité des invités d'hier pour la plupart littéraires soutiennent que les coefficients non nivelés boostent l'effort chez les apprenants, anihilent la facilité et fait saillir les compétences. Pour le journaliste Félix Boni, par exemple, la Côte-d'Ivoire a besoin de scientifiques afin de se mettre en accord avec les réalités mondiales actuelles. Venant d'un homme de formation littéraire, sa thèse semble moins passionnée que celle de l'historien Arthur Banga. Les avis motivés des uns et des autres montrent que les élèves ivoiriens d'aujourd'hui ne font aucun effort pour étudier les cours du fait du nivellement des coefficients. La conséquence est que ceux même qui ont des prédispositions en mathématiques, en physique ou en français laissent sommeiller leurs talents car sachant qu'ils pourront obtenir la moyenne grâce à des disciplines où l'évaluation ne nécessite pas l'apprentissage de théorèmes ou de règles grammaticales. Il est d'autant vrai que la Côte-d'Ivoire, si elle veut rivaliser avec les grandes nations, si elle veut être réellement indépendante, ce n'est pas avec la danse, par exemple, qu'elle le fera.

Le second thème aussi passionnant où Arthur Banga a détaillé était afférent à la limitation de l'âge des candidats à la présidentielle ivoirienne ( de 40: à 75 ans). Le parlementaire Assalé Tiémoko à l'initiative de ce futur projet de loi était présent sur le plateau du débat. Ici encore, Arthur Banga s'est retrouvé seul contre tous. Pour ce dernier, il est inconcevable de priver quelqu'un de ses droits de citoyen. En soutenant son opinion, l'homme est aller ":tout gâter" comme on le dit en Côte-d'Ivoire. En effet, M.Arthur Banga a estimé que même les jeunes de 18 ans soient permis de se présenter à la présidentielle ivoirienne. Pour lui, il ne faut pas inposer une injustice à certains citoyens. Ce qui intrigue chez cet intellectuel c'est qu'il semble ignorer que certaines fonctions sont sélectives. Il s'attaque à la limite d'âge sans évoquer la caution de 20 millions puis 50 millions qui est autant discriminatoire. Si le Docteur evoque le cas des États-Unis où Joe Biden a plus de 75 ans, il semble ignorer que là-bas, il faut avoir fait l'armée effectivement, une disposition tout aussi discriminatoire. Et d'ailleurs, le régime présidentiel américain est très différent de celui de Côte-d'Ivoire où le président est très fort. Si donc, n'importe qui peut devenir président, autant il faut dire qu'un clochard, un épileptique, un trafiquant notoire non condamné et bien d'autres peuvent gouverner notre pays.

En tout cas, nous n'avons plus reconnu notre Arthur Banga auparavant si objectif.

Sino74

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