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Orientation des bacheliers/ Le ministère douterait des évaluations continues

Sur sa page officielle, le ministère de l'enseignement supérieur a énuméré les conditions à remplir pour être orienté dans les universités publiques, après l'obtention du baccalauréat. Ce sont : les notes obtenues dans les matières spécifiques à la filière demandée, la série du bac, la moyenne générale, l'âge du bachelier (au plus 23 ans), les capacités d'accueil des universités publiques et la nationalité du bachelier. Ce sont au total six critères qui président au travail de sélection des techniciens du ministère de l'enseignement supérieur. Et ce qui est remarquable dans ce profilage, c'est la disparition de la moyenne pondérée qui a pourtant été, pendant longtemps, l'un des critères majeurs dans l'orientation des nouveaux bacheliers. Il s'agissait, en effet, d'additionner la moyenne de l'évaluation continue en classe à la note obtenue au baccalauréat affectée d'un coefficient et, ensuite, faire une moyenne. La raison de ce changement, pour le moins surprenant, est donnée par Zondé Stéphane, Secrétaire général du SYNAPOCI, au cours d'une déclaration publiée, ce vendredi, sur Sud24, une chaîne de télévision en ligne. " J'interpelle les parents d'élèves, les enseignants, parce-que, c'est une injure quand on ne prend pas en compte l'évaluation continue parce que les bases sur lesquelles les enseignants évaluent les apprenants sont fausses." A-t-il révélé. En d'autres termes, le ministère de l'enseignement supérieur douterait de la crédibilité des évaluations dans le secondaire général et technique. Une révélation qui vient en ajouter au chapelet de reproches fait au système éducatif ivoirien gangrèné par la fraude, notamment le secondaire général et le primaire. Cependant, l'attitude du ministère de l'enseignement supérieur, n'appelle pas moins, des interrogations. Par exemple, qu'est-ce que qui fonde la crédibilité des notes obtenues à l'examen du bac, à partir du moment où ce sont les mêmes enseignants qui proposent les évaluations, les surveillent et les corrigent? Des interrogations qui poussent certains inspecteurs d'orientation à douter de l'objectivité des opérations d'orientation."Ils ne font pas de l'orientation. Comment un enfant qui a le Bac C peut être orienté en allemand. Il y a un gars qui est installé au Canada et qui vient faire ce qu'il veut, chaque fois." S'est indigné S.J.J. membre du bureau du SYNAPOCI.

Affaire à suivre !

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

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