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Côte d’Ivoire / Réformes dans l’éducation : il faut assainir l’environnement extérieur de l’école

Il faut arriver à une prise de décisions aussi vigoureuses pour interdire la vente, comme ici, de boissons à proximité de l'école.

Les réformes actuelles en cours en Côte d’Ivoire dans l’éducation nationale sont réellement porteuses d’espoir. Mais, les résultats attendus ne pourraient pas être totalement satisfaisants si l’environnement extérieur de l’école est un facteur d’opposition à l’action éducative.

L’école en effet ne peut être coupée de la société avec laquelle elle interagit. Ainsi, parler de l’impact du monde extérieur sur l’école devient plus que jamais opportun parce que le contexte nouveau dans lequel ce débat va s’inscrire, peut aussi permettre la prise de décisions aussi vigoureuses que celles que nous découvrons au fur et à mesure dans les initiatives du ministère de l’éducation nationale. Ce débat sur l'école et son environnement doit donc revenir sur la table.

Il faut tout de suite simplifier les théories de l’action d’éducation et dire qu’elle consiste à agir sur une personne à travers un processus, de sorte qu’à la fin de ce processus, cette personne soit à l’image d’une personne éduquée, c’est-à-dire une personne qui intègre dans son comportement les valeurs de la société dans laquelle elle évolue.

Vu sous cet angle, l’acte d’éducation suppose donc l’action d’un « aîné » sur son « cadet » pour permettre à ce dernier de s’intégrer dans la vie active.

Si les réformes en cours sont donc axées sur les seuls acteurs directs de l’écosystème scolaire, il n’en demeure pas moins que les autres « acteurs » en arrière plan doivent nécessairement jouer leur partition.

Ce sont en effet, en guise de rappel, les « aînés » mentionnés un peu plus haut qui mettent en place les dispositifs à même d’annihiler les acquis de l’école en tant qu’institution.

Ces dispositifs comprennent, on le sait, les débits de boissons à proximité des établissements scolaires, des hôtels à proximité des écoles avec des chambres de passage sommairement aménagées, des discothèques contiguës aux établissements scolaires qui jouent les sonorités à la mode, des klaxons fantaisistes dans le périmètre de l’école, etc.

Notre image d’illustration est plus explicite.

Il y va ainsi du devoir de tous de venir en appui aux décisions de la ministre de l’éducation nationale pour une école résiliente en empêchant les élèves sortis des écoles, de poser des actes que nous savons peu productifs à leur épanouissement scolaire.

L’exemple édifiant est celui des riverains d’une école dans un quartier de Gagnoa (Centre-ouest de la Côte d’Ivoire) qui ont interdit à un commerçant dont la boutique jouxte une école secondaire, la vente de cigarettes, étant donné qu’il était établi que des élèves se retrouvent là pour fumer en plus de la cigarette, de la drogue.

Il faut aussi se garder de poser des actes à même d’attirer les élèves dans la pratique d’actes répréhensibles à leur âge. Comme vendre ces boissons artisanales non loin des écoles (la photo d'illustration).

Ce sujet n’est certes pas nouveau, mais nous sommes dans un environnement où la répétition est une vertus pédagogique. Le contexte de réformes s'y prête aussi. L'heure n'est plus comme qui dirait, à l'inaction.

Sur la question des frais COGES, leur suppression, disons-le, prennent racines dans la mise sur la table de ce sujet par le Maire de Tiassalé, M. Assalé Tiémoko. La suite, on la connaît. Il peut en être ainsi de ce sujet que nous traitons dans cet article. D'autres voix peuvent se lever pour qu'on en parle pour accompagner les réformes en cours dans l'éducation nationale.


Ouraga Dali Constant

Crédit photo : Facebook.

Content created and supplied by: OuragaDConstant (via Opera News )

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