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Education/Congés anticipés dans les écoles : l'État est-il impuissant devant le phénomène ?

Photos d'archives/ Les élèves sont-ils plus forts que l'État au point de dicter leur loi à la majorité?

Ces "élèves inconscients" ont encore réussi à imposer leur diktat à l'État de Côte d'Ivoire. Même si la décision de fermer les écoles avant la date du 17 décembre n'a pas été dite officiellement, ne perdons pas de vue que plusieurs établissements scolaires et secondaires dans certaines villes de l'intérieur ont presque fermé ou bien sont sur le point de le faire à cause des perturbations des cours. A Divo par exemple, comme nous l'a signifié une source sur place, les matins il n'y a pas cours à cause des faiseurs de troubles qui agissent tôt les matins. Par contre, les soirs, des établissements profitent de l'accalmie pour dispenser quelques cours aux élèves. A l'origine de tous ces troubles, la montée de l'incivisme dans nos écoles. A quels résultats pourrons-nous nous attendre avec un tel schéma d'enseignement ?

En effet, depuis lundi 06 décembre, les cours dans un plus grand nombre d'établissements se déroulent, la peur au ventre. Ceux qui ont décidé de suivre les cours ont peur de se faire agresser par ces bandes d'élèves perturbateurs dont le but est d'interrompre le bon déroulement des cours. Ces derniers sont armés, excités et sont agressifs lorsqu'on veut les raisonner.

 Chose curieuse et en même temps bizarre, ces élèves s'adonnent à leur jeu favori depuis lundi sans être inquiétés, ni par la police, ni par la gendarmerie dont le rôle est de rétablir l'ordre et de garantir la sécurité des personnes et des biens.

A telle allure où vont les choses, l'on a l'impression aujourd'hui que l'État n'a pas de solution au phénomène de " congés anticipés " dans nos écoles. Un phénomène devant lequel on sent l'impuissance de l'État dans une situation où tout ce qu'on attend de lui, c'est l'application des mesures qui s'imposent lorsqu'il y a trouble à l'ordre public. 

Dans notre cas d'espèce, il s'agit des écoles qui sont perturbées par ceux qui sont sensés apprendre. Tout compte fait, nos élèves sont aussi considérés comme des citoyens, donc soumis aux lois de la République. Il est temps pour l'État de mettre de l'ordre dans nos écoles, sinon la chienlit va perdurer, et le pire peut arriver comme cela s'est déjà passé dans certains établissements scolaires.

J.T

Content created and supplied by: Jose_Teti (via Opera News )

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