Sign in
Download Opera News App

 

 

Humanitaire : Angèle Gnogbo ouvre son cœur aux enfants de prisonniers et aux plus démunis

La deuxième édition de Waouh Days a eu lieu, le samedi 04 décembre à la Riviera-Palmeraie. C’est une initiative d’Angèle Gnogbo, une citoyenne engagée dans l’assistance aux plus nécessiteux de la société.          Angèle Gnogbo a la main sur le coeur (crédit Ph.)                                   

Elle n’est pas présidente d’Association. Elle n’est pas non plus dirigeante d’une Organisation non-gouvernementale. Angèle Gnogbo est une trentenaire, une jeune dame comme on en trouve tant dans nos villes. Comme elle l’a indiqué dans sa brève allocution, l’objectif de l’édition de Waouh Days 2021 n’a pas varié d’un iota de celui de la première qui a eu lieu en 2018 : porter secours à ceux qui en ont le plus besoin. Non pas seulement en leur distribuant quelques vivres ou autres articles de premières nécessités, mais surtout, leur apporter un peu de chaleur humaine afin qu’ils sachent qu’on ne les a pas oublié, malgré leurs difficultés de l’heure.

Le premier temps fort de cette célébration a été un panel animé par Marie Ange Oré, Responsable de Projet de l’Ong, « Un cœur, une main » et Kambou Sansan, Expert en Gestion de Projet de développement et humanitaire, avec comme modératrice, Lynne Beugré.

Marie Ange Oré a plutôt énuméré les actions menées par son Ong qui œuvre en faveur des prisonniers et de leurs familles. Il s’agit, à l’entendre de « réparer les vies brisées ». Ainsi, chaque année, cette Ong organise un arbre de Noël pour les enfants des prisonniers, organise également un repas pascal pour les prisonniers eux-mêmes et distribue, à la rentrée des classes, des kits scolaires pour leurs enfants.


L’Ong « un cœur, une main » offre aux prisonniers est de trois types d’accompagnement: l’accompagnement social par la formation professionnelle et l’insertion sociale après le temps d’incarcération, l’accompagnement psychologique pour les aider à remonter la pente et enfin, l’accompagnement spirituel. Les autres actions mentionnées par la Responsable de projet sont diversifiées. Entres autres, il y a l’inauguration, le 06 février 2021 du centre de transit destiné à recevoir les anciens prisonniers fraîchement sortis de prison pour une insertion sociale réussie.

Quant au second paneliste, Sansan Kambou, c’est lui qui a réellement traité le thème de l’édition « Organisation humanitaire. Politique d’accompagnement et d’insertion ». L’expert a indiqué qu’il est nécessaire de former les acteurs des Ong par le renforcement de leurs capacités opérationnelles. Il a expliqué que des fonds importants sont disponibles, mais faute de remplir certaines conditions, nombre d’Ongs ivoiriennes ne peuvent bénéficier de ces fonds pour travailler.Les deux panélistes, Kambou Sansan (à gauche), Marie Ange Oré et la modératrice Lynne Beugré

L’accompagnement et la réinsertion dont il s’agit, c’est donc le renforcement des capacités après une sorte d’audit organisationnelle qui permet de déceler les forces et les faiblesses, ensuite d’indiquer la voie à suivre pour les corriger. Il a affirmé pour finir qu’une Ong bien organisée et bien gérée peut facilement avoir accès à des fonds d’organismes humanitaires internationaux et même de l’État de Côte d’Ivoire, lorsqu’elle est déclarée d’utilité publique.

L’acte final de Waouh 2021 a été la distribution de vivres et de produits de premières nécessités. Le tout réuni sur fonds personnel d'Angèle Gnogbo et grâce à son entregent.

Théodore Sinzé

Content created and supplied by: ThéodoreKoffiSinzé (via Opera News )

Angèle Gnogbo

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires