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L'école primaire des années 90 : "nous portions 05 habits pour atténuer la douleur de la chicotte"

Dans les années 90, aller à l'école pour réussir son année scolaire était un défi que tout élève se devait de reléver. La pression du système scolaire était grande, l'exigence des enseignants frisait la sévérité. Certains enfants abandonnaient l'école à cause d'une seule chose: la chicotte.

Autrefois, la chicotte de l'instituteur était comme la verge du berger. Il ne s'en séparait presque jamais. La chicotte était pour les élèves indisciplinés et moins intelligents. Il fallait s'attendre à recevoir des coups de la part du maitre, et cela se faisait chaque jour. Certains enseignants chicottaient les fesses de leurs élèves. Pour atténuer la douleur, ceux-ci portaient 04 ou 05 culottes. Pour les maitres qui aimaient taper sur le dos, les élèves pouvaient porter jusqu'à 05 habits, en plus de la chemise scolaire.

Lorsque l'enseignant donne des coups, l'élève feint de crier alors qu'il ne ressent pas vraiment de douleur. Cette technique finissait par être démasquée par le maitre qui reconnaissait le son de la chicotte sur un corps rempli de vêtements.

En fin de compte, on peut dire que les élèves se protégeaient des coups, ils ne fuyaient pas l'école. Lors de mon cycle primaire à l'EPP Angama et fils à Abobo Camp commando en 1997, deux frères qui était dans ma classe de CE2 ont dû abandonner l'école à cause de la répression du maitre face aux réponses qu'ils n'arrivaient pas à trouver.

Aujourd'hui, les élèves ne sont plus soumis à des corrections corporelles car cela est parfois dangereux. Pour nous qui avions fait l'école primaire dans les années 90, on peut dire que la chicotte nous faisait mal mais elle nous a beaucoup aidé à considérer les études.

Les enfants d'aujourd'hui ne peuvent pas comprendre la souffrance que leurs parents et ainés ont vécue à l'école primaire. Certains élèves sont arrivés à abandonner les bancs de l'école à cause des coups que les enseignants leur infligeaient chaque jour. Venir à l'école était comme partir en guerre car tout dépendait de la compréhension qu'on avait de la leçon du jour.

Content created and supplied by: Soldatduciel (via Opera News )

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