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Côte-d'Ivoire / Education : le poids du privé au primaire et au secondaire

En Côte-d'Ivoire, l'école présente bien de paradoxes au niveau des maillons qui la constituent.

Depuis quelques années, la politique de l'école obligatoire pour tous les enfants a fait émerger la création d'établissements secondaires en masse puisque les enfants sont scolarisés presque dans toutes les localités du pays alors qu'au secondaire l'État n'a pas les moyens d'accueillir tout ce monde au public. Du coup, on assiste à une sorte de situation avec deux entonnoirs opposés lorsqu'on observe les chiffres afférents à la part du secteur privé du primaire au secondaire.

En effet, au niveau du primaire, sur les 4.102.825 écoliers pour l'année scolaire 2020-2021, le privé n'avait que 732.515 élèves dans ses 3137 écoles. Pendant ce temps, le primaire public comptabilisait 14.874 écoles que fréquentaient 3.307.236 élèves soit 81% du nombre total d'écoliers ivoiriens. Quand au nombre d'instituteurs, le public comptait 78.241 contre 18.283 pour le privé.

À contrario, au secondaire général, « il n'y a pas match» entre le privé et le public. Les établissements privés étaient au nombre de 2123 contre seulement 614 collèges et lycées appartenant à l'État l'année dernière. Évidemment, les enseignants du privé étaient plus nombreux ( 43.888) que ceux du public (27.339). Au niveau des effectifs-élèves, en dépit du surpeuplement des classes publiques, le privé a accueilli les 55% des 2.436.014 collégiens et lycéens.

Comme on peut le constater, d'un maillon à un autre, c'est un véritable paradoxe qui fait que le secteur privé est aujourd'hui, sur le plan du secondaire général, le soutien de taille sans lequel l'État serait submergé. Seulement, l'un des problèmes que pose cette prédominance des établissements secondaires privés, c'est les résultats scolaires de fin de cycles. On a remarqué que les taux de réussite aux examens scolaires sont plus faibles dans ces établissements privés en général à cause du déficit de formation des enseignants qui y exercent en plein temps. Ainsi, pour notre pays, c'est vraiment un os dans la gorge du fait qu'on ne peut se passer de ces établissements qui pourtant tirent les résultats vers le bas.


Sino 74

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