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A quoi sert le budget (FAES) alloué aux Proviseurs malgré l'existence des frais du COGES d'alors ?

L'école ivoirienne est en crise. Une crise sans précédent. La vétusté des bâtiments, les salles non pourvues en tables bancs, les latrines mal entretenues, les arrêts intempestifs des cours causés par les enseignants et les élèves du fait d'un manque de matériels pédagogiques adéquats, du non éclairage de certaines salles de classe, de l'amplification chaque année des frais du COGES en sont une preuve indéniable. Cette liste de difficultés égrenées n'est pas exhaustive.

Par ailleurs, une preuve vraiment accablante du dysfonctionnement de notre système est le classement des systèmes éducatifs de 10 pays effectué par le PASEC en 2014. L'école ivoirienne occupe le huitième rang. Au regard de tout ce qui précède, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que notre système éducatif est en mauvais état.

Pourtant, le gouvernement Ivoirien, à travers la loi de finance adoptée chaque année à l'Assemblée Nationale, octroie un budget considérable (FAES) aux établissements scolaires publics pour assurer son bon fonctionnement. Le FAES est le fond d'aide aux établissements scolaires.

Cette année, la loi de finance N°2020-972 du 23 décembre 2020 portant budget de l'État, décrit dans les moindres détails les différentes autorisations d'engagement et les crédits de paiement alloués à chaque structure de l'État y compris celle de l'éducation nationale.

La visite de certains établissements que nous avons eu l'occasion d'effectuer dans le but de nous imprégner des conditions de travail des éducateurs, des enseignants, et des élèves, nous a permis de nous rendre compte des énormes difficultés existantes dans le milieu scolaire.

C'est à peine que les bureaux sont équipés en mobilier de bureau, en placards pour la conservation des dossiers des élèves, en outils de travail comme les stylos, les crayons, les registres, les gommes, les tableaux d'affichages ...

Selon les témoignages d'un éducateur du nom de B.Y.F. ( les initiales ont été utilisées pour garder l'anonymat exerçant dans un Lycée moderne de Bouaké dont le budget (FAES) s'élève à plus de 11700000fr), les éducateurs ne reçoivent que quelques matériels en début d'année. Ceux qui ont un bureau confortable équipé d'ordinateurs l'ont acquis de leurs propres moyens financiers. Ce sont leurs effets personnels qui font fonctionner l'administration scolaire de ces Lycées et Collèges. Les marqueurs délébiles donnés aux enseignants sont en nombre insuffisants... etc, allégua - t -il.

Nous avons pu constater en effet que certains éducateurs étaient assis sur des chaises au bord d'une petite table considérée comme un bureau.

‹‹Malgré ces montants alloués par l'État ivoirien aux établissements scolaires, l'administration de plusieurs établissements exigeaient pendant la rentrée scolaire des frais de COGES en accord avec certains parents pour soutenir la formation. Des dépenses relevant de l'administration sont supportées par les parents d'élèves à travers le COGES.›› a-t-il témoigné.

Vous pouvez télécharger la loi de finance N°2020-972 du 23 décembre 2020 portant budget de l'État pour vous imprégner des différentes sommes octroyées aux Lycées et Collèges. Les fonds d'aide aux établissements scolaires (FAES) y sont clairement mentionnés ainsi que la part non négligeable des subventions octroyées aux COGES. Par exemple, le Lycée d'Excellence de Grand Bassam reçoit un budget de 418529846 fr CFA pour réaliser les activités d'encadrement et d'enseignement. Quant au Lycée Moderne Jeune fille de Bouaké, l'État ivoirien octroie pour les mêmes activités une somme de 78640856 fr CFA...

Pour tous les établissements secondaires y figurent.

Au regard de ces fonds ci-après, la gratuité de l'école, à notre sens, devait être une réalité.

À quoi servent donc ces budgets au regard des conditions difficiles de travail des enseignants, des éducateurs et des élèves ?

Sur quelle base, ces montants sont-ils accordés à chaque établissement ?

Ne sont-ils pas suffisants pour couvrir les charges scolaires relatives à l'encadrement et à l'enseignement des élèves ?

Vos commentaires très édifiants pourront à n'en point douter aider notre ministère représenté par Madame Mariatou Koné à rehausser l'image de l'école ivoirienne.

Yelauvie

Rédacteur Web ;

Professionnel de l'éducation;

Engagé pour la bonne marche de l'école ivoirienne.

Content created and supplied by: Yelauvie (via Opera News )

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