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La Côte d'Ivoire encore loin du "zero grossesse" en milieu scolaire

Depuis des années 2000-2010, la Côte d’Ivoire est confrontée avec acuité à ce phénomène de la précocité sexuelle des jeunes. En effet, située à 18 ans dans les années 1970, l’âge du premier rapport sexuel est passé à 9-10 ans en 2010, selon des données statistiques du Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (MENET).

En outre, des études menées, par le Ministère de la lutte contre le Sida, ces dernières années, ont révélé que les jeunes âgés de 10 à 24 ans sont une frange vulnérable, car elle constituait les 2/3 des nouveaux cas d’infection à VIH, en 1998. Un an plus tard, en 1999, 6427 nouveaux cas ont été enregistrés (Rapport de surveillance épidémiologique, 1999, PNLS, programme National de Lutte contre le Sida). Cette précocité des rapports sexuels induit une autre réalité tout aussi pré-occupante, en l’occurrence les grossesses non désirées plus particulièrement dans la catégorie des jeunes filles scolarisées. En effet, 4035 cas de grossesse ont été décelés par le MENET dans les écoles primaires et secondaires sur l’ensemble du territoire Ivoirien en 2013-2014 (statistiques 2015).

Aujourd'hui en 2021, Le paradoxe de ce phénomène de grossesse en milieu scolaire vient du fait que les autorités éducatives, prenant en compte la précocité des premières menstruations ont opté pour la vulgarisation de l’éducation sexuelle dès la classe de CM1 (confère le livre d’éducation civique et morale CM1, Ecole et nation, frat mat éditions, pp 84-91). Mais c’est justement à partir de cette classe que nous avons la tranche d’âge du début de l’activité sexuelle avec un fort taux (77% au CM et en 3éme) selon les données statistiques de la Direction de la Coordination du Programme National de la Santé Scolaire et Universitaire (DC-PNSSU).

Face à l’ampleur du problème, les grossesses en milieu scolaire sont considérées comme un problème de santé publique. Pour ce faire, des actions ont été mises en place par le gouvernement. Il s’agit d’une campagne nationale de sensibilisation dénommée : « Zéro grossesse en milieu scolaire » lancée le 28 février 2014 à Bondoukou par la Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique. Il y a eu aussi la proposition et la validation, en conseil des ministres du 28 février 2016, d’un plan 2013-2015 visant la réduction des grossesses. Le volet privé de cette campagne a consisté à la mise à disposition de centre d’écoute dans les centres de planification logées principalement dans les centres hospitaliers et autres centres communautaires sur l’ensemble du territoire.

Jusque là ce phénomène semble être un problème crucial au sein de nos établissements scolaires et préscolaires. Pour pallier à ce problème vis-à-vis des fléaux sanitaires sont notre très chère côte d'ivoire en est également victime ( COVID 19 ), il est clair que le ministère de l'éducation nationale avec à sa tête Mme Mariatou Koné nous donne son humble avis pour le bien de tous.


La représentation des élèves et de leurs parents sur l'éducation sexuelle.

La sexualité demeure pour un bon nombre de parents un sujet tabou qui ne devrait pas être abordé avec des enfants de moins de 18-21 ans (âge de la maturité selon certains parents). Pour les adolescents la sexualité est la réponse à une attirance, la satis￾faction d’une curiosité la porte d’entrée « dans la cour des grands ».

La sexualité selon les parents doit être connue par les enfants à un âge raisonnable (18-21 ans). Elle permet à l’enfant d’entrer dans l’âge adulte. En parler serait inviter les enfants à s’y intéresser ; raison pour laquelle il est bon de retarder le moment de la discussion. A l’adolescence les enfants doivent être préoccupés par leurs études. Mais en dehors même de l’acte sexuel, la connaissance du corps, le rapport au développement du corps n’est pas tou￾jours connu par les parents eux-mêmes. De ce fait, aucune préparation n’est apportée aux adolescents pour les aider à aborder cette étape.Cette réflexion des parents ferme quelque fois la possibilité aux adolescents de se confier à eux, avant ou après, un rapport sexuel. De ce fait, contrairement à la réalité, certains parents estiment leur enfants toujours vierges au nom de l’éducation qu’ils leurs donnent.

Content created and supplied by: DembeleJoshua (via Opera News )

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