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Affaire coefficients : pour l’adéquation formation – emploi, faut-il supprimer certaines filières ?

La question du rétablissement des coefficients au secondaire fait déjà débat. À l’évidence, toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne. Cela se rapporte aussi aux possibilités d’insertion que propose chaque discipline.

Les mathématiques, sont-elles l’égale de l’histoire, de la géographie ? Ou plus encore au supérieur, la sociologie vaut-elle autant que les sciences physiques ? Ce sont des questions qui reviennent dans notre société où le taux de chômage dans certaines disciplines est plus élevé que d'autres.

Au-delà du secondaire, l'avenir des disciplines a souvent fait débat, surtout au supérieur. À la faveur de son passage comme Ministre à l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Gnamien Konan avait suscité le courroux des intellectuels des sciences sociales et humaines ; lui pour qui ces sciences conduisaient plus au chômage qu'au développement.

Plus récemment, en mai 2021, Gnamien Konan revenait à la charge. « Il y a aussi que la plupart de ces personnes (Ndlr, docteurs chômeurs) ont des doctorats dans des filières qui n’ont aucune utilité. Avoir un doctorat en Histoire-géographie, Lettres modernes, Sociologie, Criminologie ou Communication, qu’est-ce que cela apporte au pays ? », s’interrogeait-il dans une interview accordée à Alerte Info.

En tout cas, la question revient à chaque fois qu’il faut parler de l’adéquation entre la formation et l’insertion. Au lancement du BTS le 09 août 2021, Adama Diawara abondait dans le sens de la suppression des filières qui ne facilitent pas l'insertion. « Les filières qui ne sont pas porteuses d’emploi seront supprimées, on ne retiendra que les filières porteuses d’emploi », a expliqué Adama Diawara.

À l'évidence, la place qu'accorde chaque pays à telle discipline ou à telle autre est tributaire des ambitions de ce pays en termes de développement. Faire la promotion des sciences exactes dans des pays en voie de développement revient assurément à former un capital humain susceptible de contribuer demain à la transformation de notre économie, encore très primaire. Il faut juste trouver le juste-milieu, pour que sur cette voie, chaque discipline, chaque compétence puisse trouver son chemin. Car on ne fera pas aussi un pays qu'avec des ingénieurs et autres scientifiques.


Dégnimani Yéo

Content created and supplied by: Dégnimani_Yéo (via Opera News )

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