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Education nationale : trois challenges qui vont démarquer Mariatou Koné

Ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation depuis le 06 avril 2021, Mariatou Koné passionnent les ivoiriens en général et la communauté éducative en particulier. Ses caractéristiques sont sa vision, son sens de l'anticipation et ses réformes.

A ce niveau, il est difficile de faire l'unanimité mais elle est déterminée à mettre son cachet sur ce ministère. Le département de l'éducation est un des plus vastes et en même temps un des plus complexes à gérer à cause de la qualité des acteurs. Les élèves et les enseignants sont difficiles à gérer. Nous avons donc identifié trois défis auxquels Mariatou Koné pourrait être confrontée dans sa gestion. Si elle parvient à sortir indemne ou du moins si elle parvient à relever ces trois défis, c'est sûr qu'elle se sera démarquée.

1- Les congés anticipés

Cela fait maintenant plus de 10 ans que les élèves eux-mêmes décident du jour où ils iront en congés de Noël. Leur méthode est simple mais efficace. Faire preuve d'une violence inouïe par des jets de pierres, des coups de sifflet. Cette violence est dirigée vers les élèves leurs camarades et même vers le enseignants. Le climat délétère régnant dans les établissements, les chefs sont obligés, en privilégiant la sécurité des élèves et des personnels, de laisser filer tout le monde. A un moment donné, les élèves ont même réclamé des congés de Ramadan.

2- La FESCI

Depuis les années 90, la FESCI fait partie intégrante de l'écosystème de l'éducation en Côte d'Ivoire. Revendiquant le bien-être des élèves et étudiants, la FESCI est très souvent décriée pour ses méthodes qui mettent à mal l'apprentissage dans les écoles et dans les universités. La FESCI en gros est redoutée. Même si la plus importante des organisations estudiantines est adulée par les élèves et étudiants, l'administration a très souvent du mal à collaborer de façon constructive avec elle.

3- Les grèves d'enseignants

Les enseignants sont une bonne frange des intellectuels du pays. Tant au primaire, au secondaire et au supérieur, ce sont des travailleurs qui lisent entre les lignes. Ils ne lésinent pas pas sur les moyens pour revendiquer leurs droits et des conditions idoines pour travailler. Il y a de cela trois années, l'école a été fermée pendant plusieurs semaines pour cause de grève des enseignants. Des négociations, des séminaires ont été organisés mais en conclusion, les avancées sont minimes et l'on sens l'insatisfaction des enseignants qui se sentent "dupés" ou incompris. Nous partageons leur amertume. Il faut que les états généraux de l'éducation prennent en compte et proposent la mise en œuvre de façon diligente des acquis du séminaire de Grand-Bassam.

Selon notre analyse, si la ministre Mariatou Koné parvient à trouver la parade pour relever ces trois défis, elle se démarquera à jamais. Au niveau académique, elle a déjà glané des lauriers en réussissant à organiser des examens de fin d'année exempts presque de toute tache. Le concours du CAFOP aussi a été organisé dans des conditions optimales. Nous attendons encore des actions allant dans le sens de l'amélioration du système éducatif.

Content created and supplied by: yakouser (via Opera News )

mariatou koné

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