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Enseignants, vous pouvez toujours produire vos fascicules, mais...

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Photo d'un fascicule, Image d'illustration (source: voiedefemme.net)

Par l'arrêté No 0045/MENA/CAB/DPFC du 06 Septembre 2021, Mariatou Koné, ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation a interdit la vente des manuels scolaires et des supports didactiques au sein des écoles et établissements scolaires du pays. Toujours selon cet arrêté, l'interdiction de vente s'étend aussi aux supports et fascicules produits par les professeurs ou toute autre personne. Il n'en fallait pas plus pour réjouir de nombreux parents d'élèves et leurs enfants qui depuis des années déploraient en vain le commerce de ces fascicules auquel s'adonnaient en classe de nombreux enseignants. En effet pour certains, ces ventes répondaient à un souci plus mercantilistes que d'une volonté de rehausser le niveau des apprenants. Les plaintes des élèves et de leurs parents semblaient justifiées d'autant plus, qu'il revenait souvent que des enseignants faisaient du chantage aux élèves sur les évaluations à donner et les notes afin que ces derniers achètent leurs fascicules.

La décision du ministre est donc apparu comme un soulagement, qui à l'évidence ne réjouit pas les enseignants et concepteurs de ces outils de révision et de renforcement, qui se voient, il faut l'avouer, privés d'une réelle manne financière. Cependant il est bon de faire comprendre que ce qui est mis en cause dans cette décision de la ministre, ce n'est pas la conception de ces documents mais plutôt le lieu de leur commercialisation, et surtout les méthodes utilisées par leurs auteurs pour les écouler. Dès lors l'on peut dire que tout n'est pas perdu pour nos chers auteurs.

En effet, le décret No 93-607 du 02 Juillet 1993 portant modalités communes d'application du statut général de la fonction publique en son article 89, autorise la production d'oeuvres scientifiques, littéraires ou artistiques, une catégorie qui englobe bel et bien les fascicules de nos chers formateurs qu'ils soient du public ou du privé. Dès lors, rien, absolument rien ne leur interdit d'en concevoir. Mais ce qu'il leur faut désormais, c'est de changer de stratégie pour la vente de leurs oeuvres. L'une des solutions est de prendre attache avec des maisons d'édition afin que leurs productions soient éditées selon des normes acceptables. Elles pourraient dès lors être vendues dans toutes les librairies de Côte d'Ivoire. Ils peuvent aussi les proposer eux-mêmes directement à ces mêmes librairies pour exposition dans leurs rayons. Pour la promotion, il leur suffirait d'organiser des séances de présentation et de dédicace, auxquelles seront invités leurs collègues, les élèves et leurs parents. La clientèle à l'évidence sera au-delà de leurs seuls élèves. Comme on le voit, il y a encore de l'espoir pour ceux dont l'objectif avéré, est de mettre à la disposition des apprenants de vrais outils de renforcement. Bien évidemment, l'on ne pourra faire fi de l'aspect financier qui va avec. Ne dit-on pas que l'ouvrier mérite son salaire ?

SRANKPAWA BOUAKE Dim1209210700

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mariatou koné

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