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Les mendiants d'un autre genre

On avait connu en son temps des fillettes venues d'un pays étranger, dont je tais volontairement le nom, accompagnées de leurs parents, aux abords de la voirie qui ne se gênaient pas pour accoster le premier venu dans l'intention de lui soutirer un petit billet de banque ou de la nourriture. Ce phénomène semble avoir pignon sur rue actuellement en Côte d'Ivoire avec tout ce que nous observons aux différents feux tricolores, aux divers grands carrefours et autres devantures de mosquée. En effet, on aperçoit des enfants entre 6 et 10 ans, pour la plupart, qui accostent les voitures et qui n'hésitent pas à demander à leurs occupants de l'argent pour, disent-ils, venir en aide à leurs mères malades ou délaissées par leurs pères. Et ce qui semble marrant voire inadmissible dans cette histoire, c'est que les supposées mères sont tranquillement assises à l'ombre et à l'abri au moment où les rejetons battent le macadam sous les torrides rayons du soleil ou sous les larmes perçantes de la pluie. Franchement, c'est à se demander ce qui peut réellement pousser ces mères de famille, si elles le sont vraiment, à agir ainsi en exposant la vie de leurs enfants qui sont quotidiennement sous la menace de l'indiscipline et du non respect du code de la route des chauffards et autres fous du volant. On peut vouloir se faire de l'argent facilement, mais utiliser ses enfants pour arriver à ses fins nous paraît déplacé et inopportun. Le dire, c'est penser à tous ces mômes qui sont contraints d'abandonner l'école qu'elle soit occidentale ou coranique pour tenir la main d'un parent qui a décidé de faire la manche. On rencontre ces enfants débraillés et généralement mal en point à tous les coins de rue et c'est vraiment pathétique et déplorable de priver un enfant d'un véritable parcours scolaire pour assouvir ses desseins de mendicité. Il est grand temps que nos autorités se penchent sur cet état de fait pour éviter que des milliers d'enfants n'empruntent la voie dégradée et déshonorante tracée par leurs géniteurs ou tuteurs. C'est sincèrement un cri d'alarme, car cette situation prend de l'ampleur et cela n'est pas une image reluisante de notre pays qu'on chérit tant mais qu'on protège moins.

Yves_Martial

Content created and supplied by: Yves_Martial (via Opera News )

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