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Education Nationale: voici ce que le privé attend du prof Mariatou Koné

Après avoir surfé sur la question des états généraux de l'éducation nationale et quelques défis qui attendent le professeur Mariatou Koné, nous avons décidé de nous pencher sur la question des établissements privés.

Nouvellement nommée au poste de ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation, les défis qui attendent le prof Mariatou Koné, sont énormes. Le cas des écoles privées s'inscrit en première ligne. Considéré comme entités intégrante du système éducatif Ivoirien, les ecoles privées accueillent environ 60% des élèves en Côte d'Ivoire. Ces acteurs du privé attendent la nouvelle ministre, sur plusieurs points:

1. La question des fondateurs d'établissements

Ils se plaignent généralement, sur la question des subventions. En réalité, l'État de Côte d'Ivoire, dans le but de désengorger les lycées et collèges publics, sollicite les établissements scolaires privés, afin d'accueillir des élèves. L'État se doit, par un contrat, de payer la scolarité des élèves affectés dans ces écoles privées, chaque année. Chose qui n'est toujours pas le cas. Sachant que le privé fonctionne à partir de la scolarité des élèves, les chefs d'établissements se retrouvent dans une incapacité de gérer les charges, telles que: l'électricité, l'eau, le salaire des enseignants, personnel administratif, entretien des établissements etc..

35 milliards de FCFA, c'est le montant que l'État Ivoirien doit à ces chefs d'établissement. Une grève avait été annoncée, mais l'arrivée et les négociations avec la nouvelle ministre ont abouti à la levée du mot d'ordre lancé. Le défi est donc grand. Le ministère et l'État de Côte d'Ivoire devront songer à le relever, le plus tôt possible

2. Les conditions des enseignants du privé

On parlera surtout, des conditions salariales. À ce niveau, les rémunérations des enseignants dans les établissements privés, ne reflètent pas la grandeur des tâches qui leur sont assignées et les objectifs fixés par les chefs d'établissements privés, en terme de réussite scolaire. Les salaires sont minimes. Les fondateurs accusent généralement du retards dans la paye de ces salaires et arriérés .

Ainsi, ces salaires doivent être revaloriser afin de redonner le goût du travail à ceux qui l'ont perdu. Face à leurs demandes de revalorisation salariale, l'alibi mis en-avant par les fondateurs d'écoles privées, est le retard de la paye des subventions, par l'État Ivoirien.

Aussi, ces enseignants en général, ne sont pas déclarés à la CNPS. Ils ne bénéficient donc pas de sécurité sociale.

Pour finir, le niveau et la formation de certains enseignants du privé, nécessitent une attention particulière de la part du ministère. Il existe désormais un certificat d'autorisation d'enseignement, délivré, seulement qu'en quelques semaines de formation. Mais Il faudra renforcer la formation, à travers les seances d'encadrements. Surtout que le privé, accueille le plus grand pourcentage d'élèves en Côte d'Ivoire. La formation des enseignants (ceux sorti fraîchement des universités), s'avère nécessaire. Ateliers de formation ou rencontres afin de renforcer la formation de ces enseignants, seraient salutaires.

3. Le cas des élèves

Au public comme au privé, les réalités à ce niveau, sont les mêmes. Les apprenants sont désormais, intouchables. Dans les établissements privés, leurs frais de scolarité et inscription, sont les principales sources financières de l'école. Dans le but d'attirer et conserver un grand nombre d'élèves, certains chefs d'établissements n'hésitent pas à inviter leurs enseignants à favoriser le passage en classes supérieures et augmenter le taux de réussite. Et cela, malgré le niveau de connaissance, jugé trop bas. Par le pouvoir conféré à ces élèves et le favoritisme, la facilité s'est aussi installée dans les établissements scolaires privés. À l'image des établissements publics, le niveau des apprenants est au rabais, car la facilité à atteint son paroxysme.

4. Infrastructures et équipements

Certaines écoles ne reflètent pas l'image d'un temple du savoir. Aujourd'hui il n'existe presque plus de suivi du ministère, afin de connaitre les conditions de travail et d'apprentissage, dans ces lieux. Les "écoles boutiques" et écoles sans équipements véritables, foisonnent de plus en plus, sur l'ensemble du territoire national. Un regard sur les réalités dans ces écoles, sera le bienvenu.

Notons qu'il existe encore, de nombreux problèmes, dans le fonctionnement des établissements scolaires privés. Cependant, ces quatre grands points requièrent une plus grande implication du ministère de tutelle.

En clair, tous les acteurs de l'éducation nationale sont concernés par le projet d'amélioration du système éducatif Ivoirien. Au même titre que les écoles publiques, ceux-ci, doivent aussi bénéficier d'une véritable réforme qui impactera positivement le niveau de connaissances des élèves en Côte d'Ivoire

Letemoin

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mariatou koné

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