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Université Félix Houphouët Boigny: retour inquiétant des maquis, des marchés et autres commerces

Un maquis devant le bâtiment I du Campus Ancien

Les maquis et les marchés ont refait surface dans l'enceinte de l'université Félix Houphouët Boigny malgré leur interdiction après les travaux de rénovation qui ont coûté 110 milliards de francs CFA à l'Etat de Côte d'Ivoire.

Université de Cocody avant la réouverture


À la reprise des activités académiques en 2012, après la crise post-électorale de 2011 qui a coûté la vie à plus de 3000 personnes, les autorités universitaires avaient interdit l'installation des marquis et autres activités économiques incompatibles avec l'esprit de quiétude et la concentration sans lesquelles la réussite des études seraient une difficile.

Mais depuis un certain temps, on observe une prolifération des marchés, marquis, restaurants, poissonneries, salons de coiffure, kiosques, supérettes et autres activités presque partout au sein de ce temple du savoir. Les buanderies, salles d'études et même des chambres abritent des kiosques, boutiques, supérettes, garbadrômes pour ne citer que ces activités lucratives. Pourtant les l'article 34 du règlement intérieur des résidences universitaires interdit toute forme d'activités commerciales dans les chambres.

Un entrepôt de boissons au bâtiment G3

Le plus inquiétant, ce sont les marquis qui ne cessent de voir le jour. On en dénombre au moins trois à ce jour, avec leurs lots de bruits et autres pratiques indignes de la vie estudiantines alors que l'article 35 en violation de l'article 35 du règlement sus-cité qui interdit tout bruit de nature à perturber la quiétude des résidents ou des riverains.

Ces activités se développent au vu et au su de tous sans que, ni la présidence de l'université ni la direction du Centre Régional des Œuvres Universitaires d'Abidjan 1 (CROU-A1) ne disent mot. Les autorités universitaires seraient-elles d'accord avec ces activités? Tout porte à le croire, tant il est inimaginable que des activités commerciales soient exercées par des personnes, souvent des non-étudiants, dans les chambres, salles d'étude et autres buanderies sans l'accord du CROU-A1.

Un marché non loin du terrain de basket

Il est urgent que l'Etat exerçant son droit de contrôle sur cet établissement public administratif (EPA), prennent des mesures pour freiner ce retour à l'anarchie.

Content created and supplied by: Le_Littéraire (via Opera News )

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