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Education/Yopougon: un parent d’élève tente de défendre son fils tricheur à un conseil de discipline

La triste réalité que nous vivons actuellement, c’est la situation déplorable dans laquelle se trouve l’école ivoirienne. Et à ce niveau, tous les acteurs du système ont leur part de responsabilité. Mais dans cet article, je voudrais m’appuyer sur un fait divers anecdotique pour analyser la responsabilité des parents ou du moins certains parents. A D est professeur d’SVT dans un lycée municipal à Yopougon. Il y a quelques jours, cet ainé me relatait l’ahurissement dont il a été le témoin lorsqu’ à un conseil de discipline auquel était convié le père d’un enfant tricheur, le père a tenté, quoiqu’étant pas présent le jour de l’incident, de défendre son enfant.

       Selon A D, l’élève en classe de terminale, trichait au cours d’une évaluation. Jouant son rôle, le professeur fait des remontrances à l’enfant pris en flagrant délit mais contre toute attente, ce dernier réagit en lui manquant de respect par des propos discourtois. Il le convoque donc chez les éducateurs et l’affaire atterrit en conseil de discipline. Bien entendu, le père est convoqué afin qu’il assiste à la palabre qui concerne son enfant de tricheur. Pendant le conseil ce jeudi 2 décembre 2021, non seulement l’enfant ne reconnait pas les faits mais exige même que ce soit le professeur qui lui présente ses excuses. Du jamais vu ! Son père, qui n’était pas du tout témoin de la scène vécue par le magister, fera une sortie malheureuse. Il va tenter de défendre son fils face et à l’éducateur, le proviseur et le professeur offensé.

     Ce fait très fâcheux doit interpeller car il met en lumière les difficultés que rencontrent les enseignants dans l’exercice de leur travail dans les lycées et collèges, toute chose qui donne souvent de la force aux élèves pour continuer de progresser sur l’axe du mal. C’est très fréquent de voir débarquer dans les lycées une mère, sulfureuse, s’en prendre aux pauvres éducateurs parce que ceux-ci ont confisqué (conformément à la loi) un portable que l’élève manipulait en classe. Des fois, c’est un père, sur ses grands chevaux qui descend dans l’école pour en découdre avec un professeur sous prétexte que son enfant ne peut avoir une note aussi dérisoire.

        Faut-il le rappeler, le mot ‘’élève’’ n’a pas d’autre sens que celui qui est ‘’à terre’’ et qu’il faut élever par les enseignements. On ne peut donc le mettre au-dessus de son enseignant et malheureusement, trop de droits finissent par détruire l’école. Nous assistons actuellement aux signes avant-coureurs des crises des congés anticipés. Si demain (nous ne le souhaitons pas) un élève délinquant était pris par la police dans les troubles, il s’en trouvera une ONG de femmes (je tais volontairement le nom) qui viendra reconnaitre des droits bafoués. Vigilance à tous !

             Frederic GNEZE

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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