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Education nationale - Pourquoi Mariatou doit ramener la dictée à l'école


Dix ans après le règne de Kandia Kamissoko Camara sur le système éducatif ivoirien, voici venue l'ère Mariatou Koné. La nouvelle ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation a plusieurs défis à relever pour réconcilier les acteurs de tout notre système éducatif. Du travail a été fait avec Kandia et l'on ne peut dire que Mariatou part de zéro.

Toutefois, après dix ans de gestion, le système éducatif ivoirien dont la performance est quelque peu décriée doit être repensé et mis au goût du jour. De courageuses réformes méritent d'être entreprises et parmi elles, la revue des curicula de formation tant bien au primaire qu'au secondaire. La priorité des priorités, à notre sens et sur ce point précis, demeure le retour de la dictée à l'école.

Si le retrait de la dictée du système d'évaluation aux examens à grand tirage avait provoqué un tollé général sous le ministre Michel Amani N'guessan, lequel était vite revenu sur son projet, c'est en douceur et de façon silencieuse que la dictée a été carrément supprimée dans tout le cycle primaire au grand désarroi des enseignants et des parents d'élèves qui ont encore des souvenirs positifs de la dictée dur des générations d'élèves devenus adultes aujourd'hui.

Les effets de cette suppression sont nocifs car des élèves avancent désormais sans connaître la technique de formation des mots, sans être exigeants avec eux-mêmes sur la maîtrise des règles de grammaire, de conjugaison, d'orthographe, en un mot de la structure et syntaxe. "Nos élèves écrivent maintenant des sons et non plus des mots", se plaignent souvent des maîtres.

Il y a donc urgence à agir. La dictée est d'un impératif indiscutable que la nouvelle ministre qui est universitaire devrait trouver le moyen de réintroduire cette discipline à l'école. Au risque de voir s'aggraver les fautes que nous observons çà et là dans des rédactions administratives au plus haut niveau. L'avènement des smartphones et de l'intelligence artificielle ne saurait suffire à supprimer la dictée qui a certes fait des misères mais aussi du bien à des générations d'écoliers. Peut-on voir les élèves d'aujourd'hui massacrer notre langue de travail en écrivant des choses du genre "fame, efacé, famaci..." et ne rien faire ?

La balle est dans le camp de Mariatou.

Content created and supplied by: SylvainGuédéDebailly (via Opera News )

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