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Rentrée scolaire 2021-2022 / Des difficultés en perspective


Dans un peu plus de deux semaines ce sera la rentrée scolaire 2021-2022, dans tous les établissements scolaires de Côte d'Ivoire. Ce moment de grand engouement tant chez les élèves, les parents que tous les acteurs et partenaires du système éducatif ivoirien ,pourrait être particulièrement angoissant pour les responsables des établissements scolaires, au privé comme au public.

Pour ce qui concerne le privé, les établissements auront à gérer le contre-coup de la faiblesse du taux d'admission en sixième. En effet, les affectés en sixième représentaient une vraie mânes pour les écoles du fait de l'importance du nombre d'élèves et le coût élevé des frais d'inscription qui permettaient aux propriétaires de ces établissements d'apprêter leurs structures à accueillir les élèves, mais également de mettre en place une partie de la masse salariale en entendant la subvention de l'état. Malheureusement les données sont complètement différentes cette année avec le taux d'un peu moins de 53% de réussite à l'entrée en sixième. Des établissements se sont retrouvés sans affectés de l'état, leur principal source de revenu. " Il est vrai que ce n'est pas à l'état de nous donner les moyens de faire fonctionner notre établissement, mais vous comprenez qu'avec l'état actuel du système, l'état reste le principal pourvoyeur de fonds. Si bien que cette situation nous crée de sérieux désagréments." Reconnaît un fondateur qui croule déjà sous le poids d'arriérés de salaire pour le compte de la précédente rentrée scolaire.

Le public n'est pas pour autant mieux logé. Sous la pression de la Fesci, les cotisations exceptionnelles et autres frais annexes ont été supprimés. Le Comité de gestion des établissements scolaires ( COGES) ne devant être désormais financé que par les collectivités et la quote part perçue sur les inscriptions des élèves. Des fonds qui sont très souvent mis à disposition, en milieu d'année. Conséquence, dès la rentrée, il n'y a en général pas de ressources disponibles pour faire face aux premières dépenses. C'est à dire l'entretien de la cour, la mise à disposition des documents pédagogiques, le matériel de bureau etc. Certains établissements sont mêmes à réhabiliter du fait de la vétusté des locaux et le mauvais état des infrastructures sportives. Les chefs d'établissement qui doivent désormais rivaliser d'ardeur pour produire du résultat sont devant un vrai casse-tête chinois.

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

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