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Korhogo: Les "petits mendiants ambulants" prennent la ville d’assaut à l’approche de la Tabaski

Dans certaines villes du nord du pays, notamment à Korhogo chef-lieu de la région du Poro, il n’est pas rare de voir des mineurs dont l’âge varie entre 6 et 16 ans faire la manche du matin jusqu’aux dernières heures de la nuit. Parfois sans chaussures sur un bitume chaud et avec des vêtements délabrés, ces enfants déscolarisés « harcèlent » chaque passant de qui ils espèrent recevoir quelques pièces ou quelques faveurs afin de garnir les boîtes de conserve qui leur servent à collecter l’argent. 


On les trouve généralement aux abords des marchés de la ville qui grouillent de monde. Très souvent repartis en plusieurs groupes de trois à quatre membres ou même parfois seuls, ces enfants errent à la recherche d’argent pour « pouvoir manger », disent-ils aux passants qu’ils accostent et dont ils espèrent toucher la sensibilité. Dès le premier contact, ces enfants au verbe et aux formules assez « rodés » vous bombardent de bénédictions dites en langue malinké. Leur insistance est telle que, par moment, pour « s’en débarrasser », certains se voient contraints de hausser le ton ou tout simplement de les contenter afin de pouvoir marcher tranquillement. 


À quelques jours de la fête de Tabaski ou « fête du mouton » ces jeunes enfants se sont multipliés dans la ville. Ils sont désormais plus nombreux que d’ordinaire. C’est en tout cas le constat que nous avons pu faire dans la ville en cet après-midi du samedi 17 juillet 2021 au quartier Kôkô, la où se situe la grande mosquée de la ville. Plus loin, près de la sous-préfecture, au quartier Soba, même constat: ces enfants en nombre et tout sourire, se suivent avec des boites à la main comme s’ils exécutaient une marche de pèlerins vers un autre site.


Les autorités de la ville semblent débordées par ce phénomène qui ne fait gagner du terrain chaque année. Qu’adviendra-t-il de ces enfants qui sont perpétuellement livrés à eux-mêmes et qui s’exposent à toutes sortes de dangers dans les rues. Malheureusement force est de constater qu’il n’y a pas qu’à Korhogo que cette réalité est perceptible. Dans certaines grandes villes comme Bouaké et dans la capitale économique, Abidjan, il en existe. Vivement que l’état se penche sur le sort de ces enfants.


©️Negrowski

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Content created and supplied by: Negrowski (via Opera News )

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