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Des inspecteurs pédagogiques du secondaire: "nous sommes les orphelins du ministère de l'éducation"

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École Normale Supérieure d'Abidjan, (photo d'illustration)

"Notre ministère de tutelle a toujours ignoré notre existence, et cela semble continuer avec la nouvelle ministre qui malgré sa bonne disposition semble ne pas nous connaître puisqu'elle ne fait jusque là aucune référence à nous dans l'ordre protocolaire lors de ses discours. Tout le monde connait les tous puissants inspecteurs généraux de l'éducation ainsi que ceux de l'enseignement primaire, mais pas nous les inspecteurs pédagogiques du secondaire". Nous avons recueilli ces propos lors de plusieurs échanges avec des inspecteurs pédagogiques du secondaire (IPS) qui disent être les laissés-pour-compte de l'éducation nationale. I.B, Ips en Mathématiques dit ne pas comprendre que depuis 2012 où ils ont été affectés dans les antennes de la pédagogie et de la formation continue (APFC) après 2 années de formation à l'École Normale Supérieure d'Abidjan (ENS), on refuse de leur accorder les primes qui leur reviennent de droit. "Nous avons le même salaire que les professeurs que nous encadront et formons" affirme t-il. Quant à son collègue des lettres modernes à qui nous attribuons les initiales de B.B il ajoute que "pour ne pas nous octroyer les primes qui nous reviennent de droit, l'ancienne tutelle nous a fait tourner en rond pendant 24 mois jusqu'à ce que nous soyons frappés de forclusion. Ensuite ils nous ont attribué le vocable d'encadreurs pédagogiques, au lieu d'inspecteurs pédagogiques juste pour dire que nous avons le grade d'inspecteurs mais pas la fonction, donc pas droit à la prime".

Selon eux l'intitulé du concours qu'ils ont passé est celui d'IPS, la formation à l'Ens est celle des Ips sanctionnée par un Master 2 en sciences de l'éducation et du diplôme des Inspecteurs Pédagogiques du Secondaire. À écouter KK, IPS arts plastiques, pendant qu'on leur fait des misères, leurs collègues du même grade, assumant les fonctions au ministère de l'enseignement technique et de la formation professionnelle perçoivent ladite prime depuis plusieurs années déjà. Sur quelle base se fait cette discrimination? Ils disent ne pas avoir la réponse. Aux dires de nos interlocuteurs, en dehors des primes mensuelles qu'on leur refuse "au mépris" de toute règle de droit, ils travaillent pour la plupart entassés dans des locaux exigus, sur des chaises brinquebalentes en bois ou en plastiques.

À ces 80 IPS sortis en 2012, ils étaient 83 au départ, est venu s'ajouter la deuxième promotion, celle de 2018-2020 constituée de 180 encadreurs formés aussi à l'Ens. À ceux là aussi déjà une grosse injustice est faite selon l'un d'eux: "nous avons fini notre formation depuis Juillet 2020, cela fait donc un an que nous sommes en attente d'affectation. Et pendant que nous attendons, le ministère a recruté par voie de concours exceptionnel l'an dernier, environ 400 inspecteurs, qui ont été directement affectés dans les antennes. Ils n'ont eu que 2 semaines de formation pour apprendre ce que nous avons étudié en 2 ans", explique Y.B.J IPS-SVT appartenant à cette promotion. Et le comble dans tout cela selon ce dernier, c'est qu'un autre concours exceptionnel est lancé cette année pour recruter des centaines d'autres dont la situation administrative sera rapidement régularisée contrairement à la leur. À écouter les IPS, surtout ceux sortis de l'Ens vivent une situation très difficile à laquelle personne ne semble vouloir prêter attention. "Ni le président de la république, ni le premier ministre, ni notre ministre ne nous connait, parce que entre eux et nous il y a les Inspecteurs Généraux de l'Éducation National et de l'alphabétisation (IGENA) et la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (DPFC) qui est notre direction centrale" ironise A.L, IPS-lettres modernes.

SRANKPAWA BOUAKE Dim0407211530

Photo: SB

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