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Retour des coefficients au secondaire : Un professeur de lycée contredit la ministre Koné Mariatou

Pour cette année scolaire 2021-2022, la ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation, madame Koné Marietou a décidé d'apporter des retouches au système éducatif. Ces retouches vont de la suppression du paiement des frais annexes à retour de la dictée au primaire en passant par la suppression des coefficients uniformes. Sur la question, T. Morissana Kader, professeur au lycée moderne de Bangolo donne un avis contraire. Un extrait de son intervention que nous avons recueillie hier dimanche 19 septembre 2021 au téléphone" : La décision du retour des coefficients au premier cycle fait couler beaucoup d'encre et de salive. Les uns et les autres défendant leur position pour ou contre cette mesure avec des arguments tangibles et intelligibles.

L'apprentissage scolaire repose sur trois piliers fondamentaux : la lecture, l'écriture et le calcul. Je ne dis pas pour autant que le chant, le dessin, l'EPS... ne sont pas importants.

Si nous prenons conscience de ce fait, alors il s'agira de consacrer le gros de nos efforts à la formation de nos élèves dès le cycle primaire. Pour qu'un édifice soit de qualité il faut un soubassement solide. Et le primaire constitue le soubassement de notre édifice scolaire-universitaire.

Aujourd'hui deux générations sont à la croisée des chemins : la génération des coefficients au premier cycle et celle de l'uniformisation des coefficients au premier cycle. Quelqu'un pourra-t-il me dire que ce sont les coefficients qui ont fait de lui un scientifique ou un littéraire ? Je ne crois pas. L'on arrive déjà au collège et même sur la terre avec ses appréhensions et ses prédispositions naturelles en sciences, en littérature, en sport, en art... L'école ne fait que les développer. 

Si, dans un passé pas trop lointain, les maîtres (esses) usaient presqu'abusîvement de la chicote dans le processus de formation au primaire c'est parce qu'ils ou elles étaient convaincu(e)s que la suite du cursus scolaire de l'élève dépend de ses acquis du primaire. Du reste les coefficients n'apparaîssent qu'à partir de la classe de quatrième.Alors ne nous voilons pas la face, un élève qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter ne pourra franchir la classe de sixième pour se retrouver en quatrième.

De plus pourquoi parle-t-on D'AFFECTATION en sixième (au collège) et D'ORIENTATION en seconde (au lycée) ? Ne tuons pas le génie des enfants. Évitons de créer l'amalgame à l'école.

Math et français coefficients 3, anglais et physique coefficient 2. Implicitement l'enfant doit se débrouiller pour atterrir soit en série A ou en série C. C'est un aveu d'échec. Notre système éducatif refuse de se reformer. Plutôt que de scientifiques nous avons besoin d'électriciens, plombiers, génie civil...de techniciens. Il est grand temps d'accorder la priorité à l'enseignement technique plutôt que de nous accrocher à cet enseignement général moins coûteux certes. Mais qui forme beaucoup de diplômés chômeurs. Toutes les nations développées ont développé le sport, la culture et l'agriculture. Je ne dis pas qu'elles n'ont pas de chômeurs mais ces entités contribuent à renverser drastiquement la courbe du chômage.

EN CÔTE D'IVOIRE CE N'EST PAS L'ÉCOLE QUI EST MALADE MAIS PLUTÔT LA SOCIÉTÉ TOUT ENTIÈRE QUI NE SE PORTE PAS BIEN."

Kanou Francklin.

Content created and supplied by: Kanoufrancklin (via Opera News )

madame koné marietou

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