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Avancement des fonctionnaires : une nécessité pour le fonctionnaire en formation. Voici les raisons

L'avancement est un droit légitime pour le fonctionnaire en activité. Pourtant, dès son admission à un concours professionnel, ce droit est momentanément suspendu après un léger réaménagement des textes en vigueur. Or, les réalités du coût de la formation l'empêchent de savourer pleinement son succès.

Une conservation que j'ai eu personnellement avec un fonctionnaire admis au concours de l'École Normale Supérieure d'Abidjan m'a permise de comprendre que cette promotion tant souhaitée par bon nombre de fonctionnaires n'est que pire calvaire.

Il s'agit de M. Bye. Ce nom a été utilisé pour garder l'anonymat.

"J'ai été admis au concours des Inspecteurs d'orientation. Pour prendre part à la formation, il me fallait débourser plus d'une centaine de mille pour l'inscription à l'ENS y compris les frais de visite médicale pour la première année. À la deuxième année, cette somme est à repayer. Il fallait pour moi, comme d'ailleurs pour tous les condisciples, trouver un logement. La plupart d'entres nous réside à Anono. Le coût d'une pièce varie entre cinquante mille francs (50000frs CFA) à soixante mille francs (60000 frs CFA ). Celui de deux pièces est de quatre vingt mille frs(80000 frs CFA ). Ce montant est à payer mensuellement. Mais avant d'y avoir accès, il faut payer une caution de quatre cent mille francs CFA( 400000 frs CFA). Pour nous qui sommes des pères et mères de famille, c'est une dépense de trop. Finalement, nous sommes obligés de nous associer entre condisciples pour faire face à cette nouvelle charge. À côté de cela, les livres offerts par nos enseignants sont une nécessité pour une formation adéquate. Aucune obligation de leur part n'est faite. Toutefois, pour la responsabilité futur qui m'incombera, j'ai jugé plus que nécessaire d'obtenir ces documents. J'ai déjà pour cela déboursé plus d'une centaine de milles. Le costume pour être vu comme normalien m'a valu une somme de soixante mille francs 60000fr obligatoirement payable auprès d'une structure à la Rivera 2. Sans compter le fait que nous avons des engagements envers les structures bancaires, précise-t-il. Il poursuit son explication pour dire :

" Chose bizarre, dès que vous êtes admis et que dans les mois qui suivent vous devez bénéficier des avancements, vous n'êtes pas pris en compte. Les primes liées à votre ancienne profession s'arrêtent automatiquement. C'est une vraie joie transformée en galère. Nous avons déjà perdu des condisciples qui n'ont ni bénéficié de la promotion, ni des avancements bloqués, ni des nouveaux avantages liés à leur promotion, s'ils sortaient normalement de l'École Normale Supérieure d'Abidjan. C'est une vrai galère. Le poids moral de la formation ne devrait-elle pas emmener la fonction publique à laisser le processus d'avancement suivre son cours normal ?" S'interroge-t-il

Dans notre enquête, nous nous sommes rendus au Ministère de la fonction publique pour en savoir un peu plus sur cette affaire d'avancement. Mme Konan, nom utilisé pour protéger la source de l'information, nous a fait entendre que c'est le principe de la fonction publique. Les choses se régulariseront dès la sortie de l'agent de sa formation. Elle n'a pas voulu entrer dans les détails.

Dès lors, se pose la question suivante : pourquoi faut-il bloquer les avancements au moment où le fonctionnaire a le plus besoin pour poursuivre sa carrière ?

Pourtant, La loi n°92-570 du 11septembre 1992 portant statut général de la fonction publique confirme que le fonctionnaire est considéré comme étant en activité lorsqu'il est admis à un concours. Seuls les fonctionnaires considérés comme étant en activité ont droit à des avancements.

Une résolution judicieuse de cette problématique soulagerait les fonctionnaires promus.

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Yelauvie

Rédacteur web

Content created and supplied by: Yelauvie (via Opera News )

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