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Orientation: supérieur et secondaire, pourquoi les deux tendances sont si opposées ?

Les affections en sixième et les orientations en seconde sont terminées. Il y a une tendance générale qui s'est dégagée. Et cette tendance est celle qui a consisté à privilégier les établissements publics au détriment des établissements privés. Des centaines d'établissements privés s'en sont sortis sans un seul affecté en sixième. Cette situation a eu son lot de commentaires et d'interprétations.

L'orientation en seconde a quasiment été pareille avec la part belle faite aux établissements publics.

Au niveau de l'enseignement supérieur, c'est carrément le contraire de l'éducation nationale. Là-bas, selon Prof. Johnson Zamina du CNEC, sur environ 69 000 bacheliers qui ont fait la pré-inscription en ligne, seuls environ 19 000 ont été retenus dans les universités publiques. Tout le reste a été déversé dans les établissements privés.

Si nous analysons ce qui se passe à l'éducation nationale, l'on pourrait croire que c'est dans le but de réduire de façon drastique les subventions de l'État qu'on a orienté les élèves de sixième en grande partie au public. Et cela se comprend dans la mesure où il y a suffisamment de place que l'État offre dans ses établissements à lui.

N'y avait-il pas assez de places dans les universités publiques ? N'y a-t-il pas de subventions à payer à ce niveau ? Pourquoi la stratégie de l'éducation nationale est-elle si opposée à celle de l'enseignement supérieur ?

Tant de questions qui méritent d'être posées.

Mais ce qu'il faut retenir dans cette affaire d'orientation au supérieur, c'est qu'un étudiant mal orienté est bien parti pour échouer ou pour décrocher tout simplement. Un fait qui nous a marqué est celui-ci.

Un parent d'élève dont la fille a été admise au lycée moderne 1 de Daloa au Bac A2 a demandé à ce que sa fille âgée d'à peine 18 ans soit orientée à l'université Jean Lorougnon Guédé en Droit. Malheureusement cette dernière a été orientée en gestion commerciale dans un établissement situé au cœur du Plateau. Après avoir essayé de réorienter sa fille, Monsieur D.S dont il s'agit a très vite été essoufflé. Aux dernières nouvelles, il a décidé que sa fille attende pour se présenter à un concours.

Cette jeune fille est victime de l'échec de l'orientation. Car à 18 ans, elle est obligée de tout abandonner pour se présenter à un éventuel concours où il n'y a aucune garantie de succès. Et ce genre de cas où les bacheliers sont obligés de tout abandonner parce que mal orientés, il y en a malheureusement.

Quel dommage !

Content created and supplied by: yakouser (via Opera News )

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