Sign in
Download Opera News App

 

 

Rentrée scolaire 2022-2023 : les ex-enseignants contractuels de plus en plus démotivés.

La rentrée scolaire 2022-2023 semblerait s'annoncer avec peu d'engouement pour les 10300 enseignants ex contractuels en attente du premier mandatement pour cause des d'arriérés de salaire.


Les ex enseignants contractuels en attente de de matricules et du premier mandatement abordent encore difficilement pour le moindre qu'on puisse dire une énième rentrée scolaire. Cela dit depuis la fin des vacances, bon nombre parmi eux peinent à rejoindre les classes pour des raisons d'ordre pécuniaire.

En effet depuis la fin du contrat relatif à leur recrutement le 30 septembre 2021 suivi de l'arrêt des émoluments en pécules en fin novembre 2021, ces enseignants broient le noir depuis presque un an.

Cette situation non moins reluisante a fait couler beaucoup d'encre au niveau de l'opinion nationale et aurait fait monter au créneau les principaux syndicats liés à l'éducation nationale notamment le président de la faîtière PFN M.Zadi Gnagna. Ce dernier précédé d'un autre responsable syndical du nom de Jean Yves Abonga, ont tous deux rassuré les ex contractuels d'un imminent versement de 9 mois de pécules.

Trois semaines après le début des cours ces braves enseignants portent toujours la croix de la disette sur le chemin des classes. Aucune note administrative n'aurait jusqu'à présent signifié leur nouvelle prise de service encore moins leurs décisions d'affectations.

Pendant ce temps ces braves enseignants devraient plier l'échine pour rester à leurs postes face à une situation si exceptionnelle où les rapports administratifs restent pour le moindre tolérants.

Nous avons pu rentrer en contact avec deux d'entre eux qui nous ont fait montre de leur indignation face au calvaire vécu. Pour K.J Koffi, instituteur ex contractuel:"Nous n'avons plus de force pour rentrer. Ça fait environ 10 mois sans salaire et je n'ai plus de motivation. Mon enfant doit être scolarisé et je n'ai pas de moyens. Toujours point de matricule, par conséquent aucune possibilité de prêts bancaires. C'est très difficile de travailler dans la faim sans aucun soutien et de voir les siens affamés.''

Outre Koffi ,dame Koné N.T qualifie cette situation de :" Pénitence professionnelle car nous partons enseigner sans les moyens nécessaires. Sans transport,sans assurance maladie,nos enfants ne sont pas encore scolarisés par de moyens pour nous nourrir convenablement. Que le gouvernement ait pitié de nous, vraiment c'en est de trop".

La page de calvaire pour les ex enseignants contractuels semble ne pas être encore tournée malgré la signature des décrets.


.

Content created and supplied by: LincolndeBaltazar (via Opera News )

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires