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Dépoussiérage Code de conduite à l’école : Mariatou Koné veut-elle protéger uniquement les élèves ?

Dès la rentrée scolaire 2021-2022, Mariatou Koné, ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation entend mettre de l’ordre dans tous les compartiments du système éducatif ; d’où le dépoussiérage de l'arrêté n°0111 menet/cab du 24 décembre 2014 portant code de conduite des personnels des structures publiques et privées de son ministère, lequel code a été signé par la ministre Kandia Camara.

En effet, cet arrêté en son article 5, précise les interdictions passibles de sanctions disciplinaires. Il s’agit de toute tenue indécente, à caractère politique, religieux ou relative à une publicité non autorisée en milieu scolaire, ainsi que les chaussures non fermées, les tatouages, les piercings et les dreads. Il y a également tout prosélytisme à caractère politique ou religieux, de même que l'expression d'une opinion personnelle syndicale, religieuse ou politique face aux élèves, l'absence au poste sans autorisation du supérieur hiérarchique, l'exclusion d'un élève des cours non conforme aux dispositions prévues dans le règlement intérieur de l'établissement, toute tâche confiée à un élève en dehors d'un objectif pédagogique clair défini par le ministère, à fortiori inadaptée à l'âge de l'élève.

Il est aussi considéré comme interdit toute forme de discrimination basée sur l'ethnie, la religion, la race, la situation sociale, le genre et/ou le handicap de l'élève, toute forme de propos à caractère insultant, humiliant, discriminatoire ou raciste à l'endroit de l'élève, toute forme de menace sur l'élève, toute forme de punition physique, psychologique et humiliante à l'endroit de l'élève et l'introduction, la vente et/ou la consommation d'alcool et de tabac à l'intérieur et aux abords des établissements scolaires et dans les administrations relevant du ministère.

En outre, les relations sexuelles entre membre du personnel et les élèves, les harcèlements sexuels sur les élèves, les attouchements sexuels sur les élèves et la divulgation de toute information confidentielle concernant la situation personnelle ou familiale d'un élève peuvent être suivies de poursuites judiciaires.

 Le code poursuit pour interdire l'acceptation ou la sollicitation d'un avantage financier, matériel ou de quelque nature que ce soit, en contrepartie de la notation, de la progression scolaire d'un élève ou d'un autre traitement particulier que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement scolaire, les coups et blessures volontaires sur les élèves et la consommation du tabac, la vente et la consommation de stupéfiants ou de toute autre substance psychotrope à l'intérieur et aux abords des établissements scolaires et dans les administrations relevant du ministère qui peuvent également avoir une suite judiciaire.

Le code de conduite semble être essentiellement guidé contre les enseignants des écoles publiques et privées, afin de les transformer ‘’en ange’’ face aux élèves.

Cependant la tutelle ne doit pas ignorer le comportement désagréable des élèves. Ils sont, en effet, devenus de plus en plus turbulents et agressifs vis-à-vis de leurs camarades ou des enseignants, surtout après avoir consommé de l’alcool, de la drogue ou tout autre stupéfiant.

Beaucoup d’entre eux sont adeptes de l’école buissonnière, des injures ou moqueries à l’endroit de leurs encadreurs.

Des sanctions doivent également être prises face à ces agissements pour les freiner dans leur élan.

Autrement, l’impunité dont ils bénéficient, les encouragera à semer davantage les troubles, le désordre en milieu scolaire puisqu’ils se sentent protégés par le code de conduite. Et c’est le travail de la tutelle qui prendra un coup.

Nathanaël Yao

 

Content created and supplied by: Africanewsquick.net (via Opera News )

Mariatou Koné

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