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Manque d'enseignants, de salles et autres, Mariatou Koné en difficulté avec l'école de qualité

Nommée ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation en avril 2021, à la faveur du dernier remaniement du gouvernement, Mariatou Koné était apparue comme la personne providentielle par qui l'école ivoirienne pouvait retrouver ses lettres de noblesse ; et ce par rapport à ses initiatives, mesures et approches de la chose éducative. En choisissant pour thème pour la rentrée scolaire ''Soyons des citoyens responsables pour une école de qualité ", l'on se rend bien compte de la volonté de la ministre Mariatou Koné à à apporter de la valeur ajoutée au système éducatif en invitant chaque acteur à s'investir pour la qualité de l'école.

Mariatou Koné, Ministre de l'Education Nationale et de l'Alphabétisation.

Cependant, au regard des nombreuses difficultés qui jonchaient déjà l'école ivoirienne, entre autres difficultés le manque d'enseignants, l'insuffisance de tables bancs signalés çà et là, l'insécurité dans certains établissements, la bonne volonté de la patronne de l'éducation est visiblement en train de se heurter aux réalités du terrain. À titre d'exemple, au lycée moderne 2 d'Odienné, par manque d'enseignants, de salles de classes et bancs, les élèves dudit établissement ont manifesté leur mécontentement le mardi 19 octobre dernier, en perturbant les cours. De même, l'on apprend de M. Claude Aka Kadio, président de l'organisation des parents d'élèves et étudiants de Côte d'Ivoire qu'au collège moderne de l'aéroport de Port Bouët, il est à déplorer un manque de tableaux et autres matériels usuels. Ces difficultés, constatées à Abidjan comme à l'intérieur du pays, ne vont-elles menacer la qualité de l'école escomptée?

(Image d'archives)

De tout ce qui précède, l'on a l'impression que l'État présente une certaine lenteur à déployer les moyens dans le cadre de la rentrée scolaire 2021 - 2022 après la suppression des frais annexes au sein des COGES. Signalons que, par le passé, ce sont les frais annexes COGES qui permettaient de faite face à certains besoins comme le recrutement de vacataire, l'approvisionnement en craie, etc. La suppression desdits frais à un réel effet négatif, vu que l'État n'a pu mettre à la disposition des écoles les moyens avant la rentrée pour faire face à leurs besoins. Rappelons que l'État a annoncé 18 milliards de francs CFA pour le soutien aux établissements scolaires après la suppression des frais annexes, un montant qui se met en place à pas de caméléon.


As. B

Content created and supplied by: Assibena (via Opera News )

mariatou koné

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