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Les enseignants contractuels très affectés financièrement par les deux mois de pécules en retard

Les jours passent et se ressemblent chez les enseignants contractuels en voie d'intégration à la fonction publique. Il va sans dire que ceux-ci auraient deux mois de pécules en suspens alors que la reprise du travail scolaire s'avère comme un défi avec la panse vide.


Les enseignants contractuels, depuis la fin du contrat le 30 septembre dernier, attendent avec beaucoup d'anxiété et d'amertume les deux mois de pécules restants à savoir celui d'août et de septembre. Pour rappel, après avoir servi la nation avec un élan professionnel et sacerdotal, ceux-ci ont été retenus pour le compte de la fonction publique en août dernier.

Cependant les deux mois de pécules restants n'ont pas encore été épongés et représenteraient une patate chaude aux mains du MENA, leur tutelle. Le comble c'est qu'aucune information ne fuse relativement aux pécules restants. Cette situation s'avère très étouffante et pesante pour les enseignants contractuels. Nous avons recueilli le témoignage de certains dans notre enquête. Ainsi pour M.H.R, enseignant contractuel dans une localité du Tchologo : "Nous traversons une situation insoutenable en ce moment. Nous sommes à nos postes et nous travaillons dans une précarité déconcertante. Nous nous nourrissons difficilement, le comble est que moi particulièrement mon fils est encore assis à la maison pendant que son père va enseigner les enfants des autres. Vivement, que Madame la Ministre vienne à notre secours". Plus loin, F.S.P un autre enseignant contractuel exerçant à Man se dit "consterné et sans voix ", il poursuit en ces termes : "la situation est plus que jamais délicate. Comment travailler avec le ventre vide, étant malade vous n'avez aucune ressource pour des soins de qualité. Je marche à pieds pour aller dans mon établissement car n'ayant pas de transport. Pis, quelquefois me nourrir s'impose à moi comme un défi. Nous demandons aux autorités d'avoir pitié de nous car les pécules restants nous seront vitaux". Enfin, le dernier intervenant, J.K.O exerçant dans la DRENA d'Aboisso termine en ces mots : "la résilience a pris tout son sens avec notre statut. Nous vivons une précarité en ces temps de rentrée scolaire. Je vivote grâce aux prêts contractés ça et là. J'ai à mon actif deux mois d'arriérés de loyers et mon propriétaire reste très menaçant quant à ma prochaine expulsion de sa maison. La régularité des pécules me mettait à l'abri de cette situation humiliante mais hélas..."

Eu égard à ces lamentations émanantes des enseignants contractuels en voie d'intégration, il y a lieu d'interpeller les autorités de tutelles pour qu'elles se penchent sur cette affaire de pécules qui n'a que trop duré et qui commence à produire des étincelles.

Content created and supplied by: LincolndeBaltazar (via Opera News )

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