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MENA : si l'on veut d'un système éducatif de qualité, il faudra revoir ce traitement des enseignants

Les enseignants de Côte d'Ivoire en général et les instituteurs en particulier, mettent plusieurs années avant de rentrer en possession du fruit de leurs efforts.

Qu'est-ce qui pourrait expliquer cela ? Une négligence ? une lenteur administrative ? Une mauvaise foi ?

Suivons ensemble les lignes ci-après. Mais avant, nous voudrions réitérer nos vifs remerciements et nos salutations distinguées au Secrétaire Général National du Syndicat Autonome de l'Enseignement Primaire Public de Côte d'Ivoire (SAEPPCI)pour la dynamique avec laquelle il a su mener le combat des instituteurs des promotions, 2018, 2019 et 2020 et même celui des contractuels du PS-GOUV.

En effet, grâce à sa nouvelle marque imprimée à la lutte syndicale le SGN Ourizalé Jérôme du SAEPPCI a su faire comprendre à l'autorité l'urgence quant à l'immatriculation et au premier mandatement des instituteurs des promotions suscitées, sans heurts et sans faire recours à des arrêts de travail.

Dieu merci sa lutte a porté, et les quatre promotions citées ont eu gain de cause.

Cependant, au vu du rôle que jouent les enseignants dans le processus de développement de tout pays, avait-on besoin d'assister à un tel laxisme dans leur premier mandatement et tout ce qui accompagne ? Nous pensons que non.

Premier cas.

Après l'admission au concours de CAFOP, les futurs instituteurs sont affectés dans les Centres d'Animation et de Formation Pédagogique pour y apprendre les fondamentaux de l'enseignement. Comme mesure d'accompagnement ils devraient percevoir une bourse mensuelle individuelle d'environ 40000, malheureusement cet argent n'est donné qu'au moment où ils quittent les CAFOP pour le terrain.

Deuxième cas.

À l'issue de la formation reçue dans les CAFOP, les instituteurs stagiaires sont affectés dans les différentes directions régionales de l'éducation nationale pour un stage responsabilité où ils tiennent des classes. Tout en vous épargnant tous les autres détails liés à ce nouvel environnement, comme prime d'accompagnement, ils devraient bénéficier d'une bourse mensuelle individuelle de 45000frs sur douze mois. Hélas, cette bourse pour leur permettre de gérer leur quotidien ne leur sera versée que dans le courant de l'année d'après.

Troisième cas.

Après la formation au CAFOP et l'année de mise en stage de responsabilité sanctionnée par l'examen du CAP/CEAP, les instituteurs sont maintenant en attente de leurs immatriculations et de leur premier mandatement. Là encore, c'est autre paire de manche car il faudra attendre deux autres années ,pour les chanceux et plus, pour les moins chanceux.

Si la Côte d'Ivoire a le souci de bâtir un système éducatif de qualité, il serait judicieux de revoir certains détails dans le traitement de ceux qui donnent l'enseignement car aucun résultat satisfaisant ne peut être atteint si les conditions de vie des acteurs de ce résultat, sont baisées.


RichardToty

Content created and supplied by: RichardToty (via Opera News )

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