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Région du Gbêkê/Amoin-Kanoukro: un fils du village au secours de l’école primaire en ruine

Situé à 25 kilomètres de la ville de Bouaké dans le canton de N’Dranouan, le village d’Amoin-Kanoukro héberge une école primaire publique en ruine depuis belle lurette.

Un bâtiment en ruine

Les bâtiments sont en effet, vieillissants, dégradés et source de véritables dangers pour les instituteurs et les élèves. Car cette école primaire est devenue un nid pour les serpents, les rats, les margouillats, les lézards, les agoutis et bien d’autres animaux.

Une fois dans ce village, l’on est étonné et se pose la question de savoir pourquoi aucune autorité ne réagit face à ce spectacle désolant.

Le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation est-il informé du piteux état dans lequel se trouve cet établissement créée en 1958 ? Comment peut-on continuer d’affecter des enseignants dans cette école où leur vie est constamment menacée ? Pourquoi les cadres dudit village peuvent-ils tourner le dos à cette école où plusieurs d’entre eux ont fait leur cycle du primaire ?

Telles sont les interrogations qui trottent dans l’esprit des certains témoins de ce laisser aller.

Des cadres tels que feu l’Ambassadeur Charles Gomis sont de purs produits de cette école actuellement en ruine. Mais pourquoi ont-ils adopté cette position de négligence, voire d’abandon ? Pourquoi le COGES d’alors était-il resté silencieux et complice, devant cette situation de dégradation très avancée de ce temple d’apprentissage?

Intérieur d’une salle de classe

Les interrogations restent multiples parce que personne ne comprend jusque-là le mutisme des cadres et gouvernants face à la situation.

Avant que des voix autorisées ne répondent à ces préoccupations, l’un des fils de ce village, un opérateur économique en la personne de N’Dri Yao Simon a pris la résolution de réhabiliter l’école à ses propres frais en remettant déjà la somme d’un million cinq cent mille FCFA à un entrepreneur, afin de débuter les travaux, sous la supervision de Kouakou Brou Antoine, Coordonnateur de la Mutuelle pour le développement dudit village, la MUDESKAN.

L’on ose croire que cet exemple fera école et que d’autres cadres du canton se réveilleront face à la situation.

Les hautes autorités du pays doivent devancer les personnes de bonne volonté en réagissant dans les meilleurs délais pour sauver les meubles. Car le devoir les appelle.

 

Nathanaël Yao avec KNB (Correspondant)

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