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La jalousie du roi Saül Envers David

La jalousie de Saül envers David

1 Samuel 18, 5-9

Dans ses expéditions, David réussissait partout où l’envoyait Saül, et Saül le mit à la tête des hommes de guerre. Il était bien vu de tout le peuple et même des serviteurs de Saül.Au retour de l’armée, lorsque David revint après avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël à la rencontre du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales.

Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain : « Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers. »

Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait : « À David on attribue les dizaines de milliers, et à moi les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté ! »

Depuis ce jour-là, Saül regardait David avec méfiance.


La tyrannie de la comparaison

David a été choisi et oint : attente d’un avenir pour le nouveau pasteur d’Israël. Mais Saül est toujours roi et chaque mission confiée à David se révèle un succès. Non seulement il est un valeureux défenseur du territoire contre les Philistins, mais de surcroît David plaît, jusque dans les rangs de son aîné. Et ses exploits sont célébrés bien plus que ceux de Saül.

La différence des chiffres – « à moi des milliers » ; « à lui des dizaines de milliers » - dit la tyrannie de la comparaison dans laquelle Saül s’est installé. Il se comprend, s’évalue, se définit depuis le regard que les autres portent sur lui. Que le peuple, et les femmes en particulier, célèbrent David plus que lui, lui est insupportable.

Cette quête d’un regard toujours approbateur d’autrui introduit alors le soupçon dans sa relation avec David. Pour Saül qui s’est éloigné de Dieu, David est devenu une menace : il pourrait usurper son rang de roi – ce que David est déjà dans le cœur de Dieu * . Il pourrait prendre le pouvoir sur le peuple, ce que Saül refuse, lui, le premier roi-messie d’Israël.Mais qu’est-ce qu’un roi qui n’a pas soin de son peuple et qui envie plus modeste que lui ?Ceci n’est pas sans rappeler un des tous premiers actes de comparaison dans la Bible : l’épisode fatal du meurtre d’Abel par Caïn. Caïn, jaloux du regard que Dieu porte sur le travail de son frère, l’entraîne dans un champ, se jette sur lui et le tue.** Saül aura les mêmes pensées que Caïn : « Ne portons pas la main sur lui, mais que des Philistins le fassent ! »**

Attenter à la vie de l’autre, sous quelque forme que ce soit, pour imaginer se faire une place. Mettre à mort le corps du messie, choisi et oint, pour maintenir une royauté sans consistance et sans orientation. Résonne déjà ici la fin inique de Jésus, Messie crucifié. Supplication, pour chacun, à devenir libre de nous-même.

Content created and supplied by: Jacobisraël (via Opera News )

David Saül

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