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Yopougon/Kouté: un "chocoto" se retrouve dans le sac d’un client, le pire est évité de justesse

Une vue du djassa de Kouté en illustration

Les vendredis et les mardis sont jours de marché à Yopougon Kouté. C’est la tradition et tous les Yopougonlais le savent si bien. Il est onze heures ce vendredi 19 mars 2021, le soleil distille ses rayons caniculaires sur les clients du marché qui cherchaient, dans les masses hétéroclites de marchandises, quelque chose à acheter. Et là, nous tombons sur une scène banale mais qui aurait pu déraper, n’eut été la vigilance de quelques esprits sages. Un homme d’âge mûr, autour de la quarantaine, était chaudement engagé dans une vive discussion avec un commerçant de lingerie masculine. Il aurait, selon le commerçant, chipé un ‘’chocoto’’ de trop qu’il aurait dissimulé à son insu dans le lot de ceux qu’il avait déjà payés après que son apprenti a emballé les marchandises.

      Précisons qu’un ‘’chocoto’’, terme abidjanais désigne, dans la lingerie masculine un boxer, ce sous-vêtement en jersey (coton, polyamide, élasthanne) plus long qu'un slip, parce que pourvu de jambes mais offrant, pour l'homme, un maintien similaire à ce dernier. Pour en revenir à la scène du marché, le client qui visiblement était face à une accusation à laquelle il ne semblait rien comprendre, tente tout de même de se défendre mais déjà, une petite foule de badauds se rassemblait et en pareille circonstance, le mot ‘’voleur’’ ne tarde pas à jaillir de cette foule et là, malheur au suspect du jour. La cavalerie des portraitistes impitoyables ne se fait jamais prier pour faire le sale boulot.

         C’est finalement le propre fils du vendeur, un nommé Lamine, ledit apprenti vendeur du père qui rétablira la vérité, pour le bonheur de notre client dont la sérénité battait de plus en plus de l’aile. Selon le jeune garçon, c’est en prenant sur le gros tas de lingerie ceux choisis par le client, occupé à se fouiller les poches pour régler la facture, qu’il aurait embarqué par inattention 4 ‘’chocoto’’, au lieu de 3. Pour autant, les badauds ne semblaient pas convaincus mais il fallait bien se résoudre à cette issue plus objective car ne dit-on pas qu’ ‘’un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès ?’’. Tout a donc été bien qui est bien finit parce que ce n’est pas évident qu’en d’autres circonstances, les émotions puissent être maîtrisées. L’histoire aurait retenu que pour un vulgaire caleçon, un homme fut battu à sang.

          Frederic GNEZE 

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

Yopougon Kouté

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