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Est-ce une obligation d'aider ses frères et sœurs quand on a réussi dans la vie ?


Est-ce une obligation de s'occuper de ses frères et sœurs quand on a réussi dans la vie ? Interroge la célèbre page facebook First mag le vrai dans une publication de ce mardi 25 Mai 2021.

Quel est votre avis sur la question ?


Pour ma part, il faut d'abord recadrer la question avant d'y répondre. Le verbe occuper employé ici est beaucoup trop fort. On pourrait le remplacer par aider.


Quel est le but de notre existence ici bas ? Que recherchons-nous ? N'est-ce pas que nous sommes tous en quête du bien-être, du bonheur ? Le bonheur de l'humanité est tellement quelque chose d'important que les pays sont régis par des lois, et dirigés par des États, des gouvernements. Le but de ces gouvernements est de créér les conditions du bonheur des peuples.


Alors pour moi, nos familles sont des peuples en miniature d'où doit partir le développement d'une nation. Quand quelqu'un réussit dans une famille, il est censé tendre la perche aux autres membres afin que ceux-là puissent à leur tour prospérer. Lorsqu'on va à la chasse et qu'on capture un éléphant, de retour à la maison, se met-on à un angle de la demeure pour manger tout seul ou en fait-on une cuisine pour partager les morceaux aux autres membres de la famille qu'on a laissés dans la faim ? Est-ce une obligation pour le chasseur qui a capturé un éléphant de le partager avec sa famille ? On dit bien, un éléphant. Ça veut dire qu'il y en a à profusion. Ce n'est pas avec un margouillat qu'il est revenu de sa randonnée.


Les saintes écritures parlent du partage, de l'entraide. Même à l'école, depuis le CP1 la maîtresse nous recommande de donner un peu de notre pain au voisin, à l'ami. Au collège, au cours d'ECM ( Éducation Civique et Morale ), le professeur nous enseigne les vertus de la solidarité familiale. Pourquoi en religion comme en société on nous parle de toutes ces bontés ? Eh bien, parce que ce sont des valeurs positives qu'aime le bon Dieu.


Les organisations internationales viennent en aide à des pays en famine en les approvisionnant en nourriture. Elles donnent à manger à des gens qu'elles ne connaissent même pas ! Au nom des valeurs de l'humanité. Au nom de l'humanisme. Que devrait faire à fortiori pour sa famille, un frère, une sœur, qui a les moyens ? Les avocats qui défendent la non-obligation d'aider un parent, font simplement la propagande de l'égoïsme, de l'égocentrisme. Ce ne sont pas des choses à défendre. C'est à combattre. En Afrique, on a tendance à décrier cette histoire de médecin après la mort. Mais ça ne change pas. Dans tes moments d'indigence, personne ne te vient en aide. Mais le jour de ta mort ton parent est présent pour t'offrir un cercueil de plusieurs millions.


J'aime bien cette chanson zouglou de Mêlêkê Fatôh qui dit à un couplet :

« Dans la vie, c'est l'homme qui fait l'homme. S'il est passager, c'est grâce au dioulatchê. S'il est chauffeur, c'est grâce au dioulatchê. S'il est président, c'est grâce au peuple. S'il est ministre, c'est grâce au président. S'il est directeur, c'est grâce au ministre. C'est pour te dire, c'est l'homme qui fait l'homme. »


J'aime aussi cette belle mélodie zouglou qui dit ceci : « Dans la vie il est toujours bon de rendre service aux autres, mais la charité bien ordonnée commence par soi-même, papa bonheur... »


Nos artistes zouglous sont-ils des fous quand ils prônent des valeurs de solidarité et d'entraide qui nécessitent de commencer par la famille ? Je crois que non. Ces chanteurs aux messages religieux prêchant comme des évangélistes doivent être écoutés pour le bonheur de la société. De toute façon, qui sommes-nous ? Rien qu'un bloc de poussière qui n'ira pas dans l'au-delà avec toutes les richesses que nous aurons amassées...


Louis-César BANCÉ

[email protected]



Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

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