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Melly de Bingue (artiste-chanteuse) : "Il n’y a pas d’âge pour faire la musique"

Elève en Terminale A2 au Lycée moderne de Duékoué, Konan Grâce Ivan Syntiche dite Melly De Bingue n’a pas voulu laisser sommeiller encore le talent de chanteuse qui brûle en elle depuis sa tendre enfance. Depuis un peu plus d’un mois, elle a mis dans les bacs "Révélation", son tout premier album de six titres qui se comporte déjà bien dans le milieu. Avant son retour à Duékoué pour la rentrée scolaire, nous avons échangé avec l’élève-chanteuse. Lisez !

C’est bientôt la rentrée des classes et vous venez de mettre un album sur le marché. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Je n’ai pas de choix que de retourner à l’école. C’est mon occupation première et j’y tiens avant toute autre chose. Encore que je suis candidate au Baccalauréat, je n’ai pas le droit de traîner les pas car je dois obtenir ce diplôme qui est pour moi la clé qui me permettra d’atteindre mes objectifs en termes d’études. Pour revenir à votre question-même, je dirai qu’il n’y a pas à s’inquiéter, j’ai un staff sur place à Abidjan qui va poursuivre l’immense travail qu’il a déjà commencé pendant que moi, je suis en classe (elle éclate de rire). Je saurai faire la part des choses entre mes études et la musique.

Racontez-nous votre histoire avec la musique

Je dirai que la musique et moi, on a une relation fusionnelle. C’est une passion d’enfant provoquée par mes parents chanteurs dont les plus connus sont Rose Bah et Ela Mêlêkê. J’ai été bercée dans la musique et j’y ai grandi. C’est en 2014, à la faveur d’une tournée de sensibilisation pour la réconciliation nationale initiée par l’USAID, que j’ai pu faire découvrir mon talent caché. Ainsi révélée aux 10 quartiers de la ville de Duékoué et avec les encouragements de ma mère et plusieurs autres proches, je ne pouvais plus cacher ma passion. Je m’y suis mise à fond. Dernièrement, j’ai été lauréate du "Guémon d’Or" à l’occasion des "Awards du Guémon 2021". J’ai été sacrée meilleur artiste de la région du Guémon.

Pourquoi avez-vous opté pour le coupé-décalé ?

Bien que fortement influencée par le coupé-décalé, c’est le lieu pour moi de préciser que j’évolue dans plusieurs autres registres musicaux également. Entre autres rap, variété, zouk. Pour revenir au coupé-décalé, j’ai opté pour ce genre parce que depuis l’adolescence, j’ai été influencée par DJ Arafat et Claire Bahi.

Comment comptez-vous vous ménager cette année vu que vous êtes désormais élève-chanteuse ?

C’est le lieu de dire ma reconnaissance à ma mère parce qu’elle a su m’apprendre à savoir faire la part des choses. Et ça, c’est l’une de mes forces. Pour me résumer, je dirai que j’ai mes moments de musique et mes moments d’études. Cette année, je suis élève en classe de Terminale A2 et candidate au Baccalauréat. J’entends, avec l’aide de Dieu, rééditer mes traditionnels exploits. C’est-à-dire décrocher le Bac avec mention. Et ça, c’est ma priorité de l’année. Car il me faut ce diplôme pour pouvoir faire des études supérieures. Mon rêve, d’ailleurs, est faire de grandes études, mais aussi être parmi les meilleurs artistes ivoiriens.

Et s'il fallait faire un choix entre l'école et la musique ?

En toute franchise, je choisirai l’école. Comme je le disais tantôt, je rêve de faire de grandes études et pour réaliser mon rêve il me faut aller à l’école. Quant à la musique, je crois qu’on peut la faire à tout moment, il n’y a pas d’âge pour faire de la musique. Ce qui n’est pas évident avec l’école.

Votre album est intitulé "Révélation". Pourquoi ?

"Révélation" d’abord parce que c’est mon premier album. Ensuite, étant le premier de ma carrière professionnelle et pour lequel mon producteur ne lésine pas sur les moyens pour la promotion, il est celui qui me révèle au grand public. C’est donc la révélation de ma révélation (elle rit aux éclats).

N’avez-vous pas peur d'intégrer le milieu du showbiz qui est réputé pour ses risques : sorts, tentations, pactes... ?

Du moment où j’ai Dieu avec moi, de quoi voulez-vous que j’ai peur. Mon appui, le socle de ma vie, celui en qui je crois et en qui je place ma confiance est Dieu. Et c’est Lui qui me tient dans Ses mains. Alors, je n’ai aucune crainte. On ne craint que quand on est soi-même impliqué dans ces pratiques. J’ai Dieu avec moi, pourquoi vais-je signer des pactes contre-natures ? Si vous voulez, j’ai signé un pacte avec Dieu !

L'une de vos chansons, "Je ne suis pas normal" ... (elle nous interrompt)

(Elle rit aux éclats) Cette chanson est une chanson de motivation. J’exhorte chacun de nous à repousser ses limites. Quels que soient l’âge et la taille, il faut se battre pour atteindre l’objectif que l’on se fixe en se débarrassant de toutes limites. En un mot, il faut rêver grand. Sinon rien de négatif derrière ce titre (elle sourit).

Quel est l'avis de votre entourage sur votre choix de faire la musique ?

Mon entourage est fier de moi ! Mais également, je reçois des encouragements de sa part. C’est mon entourage qui me motive d’ailleurs. Et je ferai tout pour ne pas être leur déception et qu’il ne regrette pas de m’avoir soutenue.

Un dernier mot ?

Je voudrais exhorter la jeunesse ivoirienne à tourner le dos à la facilité et s’inscrire dans la pratique des bonnes mœurs. Nous sommes l’avenir de ce pays, imaginez ce que sera la Côte d’Ivoire au moment où ce sera à notre tour de la diriger. Evitons d’être la honte de nos parents et de toutes ces merveilleuses personnes qui ont géré la Côte d’Ivoire jusqu’à maintenant. Il n’est pas encore tard, ressaisissons-nous. Je voudrais aussi remercier Opera News pour cette lucarne. Bonne rentrée et fructueuse année scolaire à tous les élèves de Côte d’Ivoire. Dieu accorde la réconciliation, la cohésion sociale et la paix à la Côte d’Ivoire.

JM TONGA

Content created and supplied by: JMTONGA (via Opera News )

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