Sign in
Download Opera News App

 

 

Fargass Assandé a une autre famille

On connait ses foi et abnégation au travail qui lui permettent à Fargass Assandé de s'inscrire aujourd'hui dans la transmission. Pour ce faire, l'artiste fait la navette entre sa résidence Limoges où il instruit dans les mêmes disciplines, et Abidjan. On voudra bien se souvenir qu’au mois d’aout passé, il avait lancé, accompagné par Orange Tv, la première session de la Fargass Academy avec 60 prétendants à la connaissance. A la fin de la formation, axée autour du thème "Je, jeu et enjeu" les liens, les sentiments, l’empathie et même de la compassion ont fini par circuler entre ces humains. Au point qu’aujourd’hui, est née la Fargass Familly.

Rencontrée à la Riviera, l’une des membres, Bléhoué Marianne, agent de recouvrement, aspirant à faire carrière dans le cinéma est sous le charme de son formateur. « Non seulement, j’aime la façon dont il travaille, mais j’apprécie aussi la façon dont il nous fait travailler. Il possède la pédagogie, l’art de faire passer le message. C’est vrai que c’était un rêve d’enfant de vouloir faire du cinéma, mais depuis que nous avons suivi la formation, je sens que ce rêve deviendra réalité. Je le touche presque. C’est un excellent formateur. » Et l’impétrante de la Fargass Academy de poursuivre, « il est comme un père pour nous et nous formons une famille » dit-elle le visage illuminé par une satisfaction difficile à dissimuler. Comment peut-il en être autrement quand par exemple, elle est venue faire œuvre utile à Riviera, au sein d’une délégation que ses amis et elle ont spontanément constitué pour soutenir (geste à l’appui) leur sœur membre de la Fargass Academy Sandrine Groguhet, orpheline depuis le départ de Léonard son père que le monde de la culture et la Côte d’Ivoire pleure. Y a-t-il preuve plus tangible ?

Les descendants de ceux qui ont incarné la satire sociale par la télévision se forment dans cet antre.

Même ceux qui ont déjà entamé leur trajectoire artistique comme Djenny Camara, actrice en devenir qu’on retrouve dans « Allo tribunal » ou dans Kamissa réalisé par Guy Kalou, appartiennent à cette famille de Fargass. « On s’appelle tout le temps. On se retrouve sur what's up une plateforme d’échanges où l’on prend et donne des nouvelles des uns et des autres. Et depuis Limoges, la France où il réside nous recevons, malgré la distance, des topos pour la formation de même que de sages conseils de Papa. » Papa ou Père, c’est selon. Une chose est sûre, les étudiants de la première session se sentent adoptés par leur formateur qui ne prétexte pas de la distance pour ‘‘abandonner’’ ceux en qui il a créé ou accru le désir de savoir théâtral et cinématographique. Tous confessent avoir appris de nouvelles techniques de jeu en un temps record. Et pour cette raison, éprouve un profond respect pour l’artiste-père.

Annick qui conduit la délégation de visite à la sœur Sandrine Groguhet, est scénariste mais a suivi la formation d’actrice. « C’est important. Rien que la première session m’a permis de découvrir désormais pourquoi certains acteurs peuvent ne pas parvenir à restituer les émotions des personnages. Ils peuvent débiter le texte, jouer à l’envi, mais ne pas épouser et traduire toute la dimension émotionnelle. Désormais je sais pourquoi. Et c’est sûr que je ne me ferai pas prier pour une deuxième session. » 

Ce n’est pas de refus pour l’artiste-père qui se rêve sourcier d’une nouvelle génération d’acteurs performants, compétitifs, made in situ en Côte d’Ivoire dont le cinéma s'en trouvera bonifié. Et à moindre coût. Ce qui n’est pas un détail.

Alex KIPRE

Content created and supplied by: Mansap (via Opera News )

fargass assandé limoges

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires