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Côte d’Ivoire / A la découverte d’un modèle à imiter par la jeunesse africaine

L’homme qu’on ne présente plus pour certain, Jean Jacques Kouamé (JJK), Ce grand homme Ivoirien est une véritable source de motivation pour la jeunesse.

Lors d’une Interview, Artiste- chanteur du mouvement coupé décalé et membre de la jet-set  devenu homme d’affaires à la tête de l’entreprise IC Dev raconte sa conversion ou transition du métier. Que la jeunesse en tire des leçons.

Jean Jacques Kouamé (JJK), le petit-fils de cordonnier comme il aime bien le préciser « Je suis un petit-fils de cordonnier qui n’a pas compté sur la richesse de son père » s’exprime en ces termes :

« C’est vrai que la transition n’a pas été simple au départ parce que la musique est une vraie passion. J’ai aimé la musique depuis le bas âge. Mon père m’appelait déjà l’artiste. J’avais un petit nom : Kacou l’artiste. Déjà à l’âge de 6 ans, je me comportais comme un artiste. S’agissant de la transition entre la musique et les affaires, il faut savoir que depuis 14 ans, je travaille en freelance avec mon père. Depuis que j’étais au collège, mon père m’avait déjà initié à être un homme d’affaires. Alors, je connais un peu les affaires et j’ai connu les affaires très tôt. Parce que, je n’avais pas de repos, je travaillais avec mon père. Tous les samedis à 18 heures, quand mes cours finissaient, j’allais au port pour travailler avec mon père. Je travaillais dans le commerce et dans la comptabilité. Ce n’est pas fortuit parce que c’est ce qui marche. C’est le boulot de mon père. Il était dans le maritime. Donc, tout ce qui parle de commerce, regroupe un peu tout ce qui est trading, et voilà. Je me suis formé après, je suis allé en France pour continuer mes études. De retour en Côte d’Ivoire, je me suis lancé dans la musique à fond. Il y a eu la création du groupe de la Jet-set avec mon ami feu Douk Saga, Molaré et tous les autres artistes que vous avez connus. Ensuite, il y a eu la nouvelle génération. Arrivé à un certain moment, je me suis dit qu’il fallait faire un choix. Parce que l’entreprise familiale était gérée par d’autres personnes. Alors, mon père a fait une réunion de famille. Il m’a dit: “écoutes, il faut tout simplement faire un choix, Jean-Jacques. Soit, tu fais la musique, soit tu fais les affaires”. Je lui ai dit “papa, je peux faire les deux”. Il m’a dit d’accord. Si tu fais les deux, il n’y a pas de soucis. Sauf que quand je suis entré dans les affaires, mes responsabilités étaient tellement énormes !

Mon père m’avait nommé directeur de son entreprise, et mes responsabilités étaient tellement énormes que je n’avais plus le temps pour la musique. Je me rappelle avoir sorti un album avec Bracket et Lynsha et je n’ai même pas eu le temps de voyager et de faire les prestations. Du coup, c’était les Bracket qui faisaient les prestations et Lynsha et Dibi Deho qui faisaient les prestations sans moi parce que je n’avais pas le temps. Donc, j’ai travaillé pendant 5 ans avec mon père. J’ai dirigé l’une de ses entreprises en tant que salarié. J’étais salarié et j’ai bien appris parce que j’ai comme mentor mon père. Il m’a appris les vis et tourne-vis du business. J’ai envie de rectifier certaines choses. Contrairement à ce que les gens pensent, je n’ai pas eu un père qui m’a donné de l’argent pour investir. Je connais des amis dont les pères leur ont donné 1 ou 2 milliards Fcfa pour commencer les entreprises.

J’accepte que le fils du roi du Maroc soit né avec une cuillère en or dans la bouche. J’accepte encore que le roi Mohamed VI soit né avec une cuillère en or. Mais Jean-Jacques Kouamé n’est pas né avec une cuillère en or. Ce sont des choses que j’ai envie de préciser. Mon grand-père paternel était cordonnier. Tout Treichville connaît mon père. Ils savent comment il a commencé. C’était un bosseur ! Il a commencé très tôt. Déjà à 25 ans, il a ouvert sa première entreprise. Je le dis toujours. Je ne suis pas le fils de l’entrepreneur ou de l’homme d’affaires. Je suis le petit-fils du cordonnier. Je n’ai jamais compté sur la richesse de mon père et en toute franchise, mon père le sait. Il m’a aidé comme il pouvait. Il m’a soutenu pour que j’évite certains pièges dans le business. Mais, je veux dire que je ne suis pas un enfant gâté à qui ils ont remis un montant. Et puis on dit ” vas-y, crées une entreprise”. J’ai été salarié chez mon père et après, Dieu, par sa grâce, m’a ouvert d’autres portes avec des partenaires. C’est ainsi que j’ai créé ma première société d’importation de poisson.

J’ai commencé très petit. Mais, Dieu est dans les faibles, au commencement. Les gens étaient surpris quand ils me voyaient dans le marché en train de vendre mon premier conteneur. Parce qu’il y a une manipulation de cash dans le secteur informel. Alors, il fallait que je sois sur place pour veiller au grain, pour être aux aguets. J’ai mis mes bottes, et j’étais dans le poisson. J’étais dans les chambres froides en train de sortir les cartons avec les employés. Cela les a tellement encouragés, et Dieu nous a fait grâce. On est monté petit-à-petit. D’un petit espace qu’on louait, on est passé à une grande chambre froide où j’ai même reçu la visite du ministre des Ressources animales et halieutiques dans le temps. Après, j’ai eu deux chambres froides, puis trois, et avec de grandes capacités. J’ai remarqué que toutes nos productions venaient du Sénégal. Je me suis dit pourquoi attendre que la production vienne du Sénégal ? Je suis allé moi-même à la source pour m’associer avec des Sénégalais. Ensuite, j’ai commencé à livrer la Côte d’Ivoire. En Côte d’Ivoire, on a malheureusement une carence en matière de produits halieutique avec les difficultés qui n’arrive pas à couvrir les besoins de toute la population.

Quand les gens ont vu ça, ils ont commencé à être jaloux, à me mettre les bâtons dans les roues. J’ai finalement pété un câble et je suis passé à autre chose. Je n’abandonne pas. Vous savez, moi, je suis un “jusqu’au boutiste”. Quand vous entrez dans un secteur informel, vous avez des gens comme des Haoussa, et autres qui sont illettrés, et qui se disent “ouais, ton père a tout dans le port, toi aussi tu viens prendre aussi le poisson”. Cela crée des jaloux comme partout. Par sagesse, je me suis retiré de cette entreprise.

Aujourd’hui, je suis à la tête d’un fonds d’investissement qui est basé sur la Cop 21 sur la route de la soie. Je travaille avec l’un des grands financiers au monde, je qui m’a formé dans les finances.

Il est le conseiller de plusieurs Chefs d’États. Nous, notre but, c’est d’investir dans tout ce qui est programme national de développement. On est dans le développement durable. Nous aidons les pays africains à se développer, à lutter contre la famine, sur des projets d’infrastructures, à réaliser et soutenir les présidents dans leurs démarches pour réaliser ces projets pour l’État. On investit aussi dans le privé sur des projets Real of states. On a plusieurs projets de construction sur lesquels on est partenaire. On arrive en tant que partenaire parce que nous ne sommes pas une banque. Je suis aussi dans l’aviation. Je fais la location de jets privés. J’ai une compagnie créée en Europe. On a pas mal d’avions jets privés, parce qu’on est en contact avec des propriétaires d’avion. On met à la disposition de nos clients des avions, selon leurs demandes. Je suis aussi dans le cargo. Donc l’aviation, le développement durable, le cargo, le trading, voilà un peu comment ma transition de la musique aux affaires, s’est faite ».

On note clairement que cet homme a beaucoup de qualité mais surtout c’est  est un grand travailleur, un battant né et qui N’ABANDONNE JAMAIS.

J. Spirit

Content created and supplied by: J.Spirit (via Opera News )

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