Sign in
Download Opera News App

 

 

Interview/Amélie Wabéhi (suite et fin): "Un chèque de plusieurs millions comme surprise, j'adore !"

Dans le second volet de l'entretien qu'elle nous a accordée et dont la première partie est parue hier lundi 28 Juin 2021, Amélie Wabéhi fait son cinéma. La comédienne parle de Decothey, Michel Gohou, Nastou, des Guignols d'Abidjan et de son "père" Daniel Cuxac. Soit plus 25 ans de carrière. Et comme cérise sur le gâteau, Amélie Wabéhi nous promène dans son jardin secret. Ensemble, faisons le tour du propriétaire !

Dans une récente interview, Decothey parlant de toi a dit que tu es sa confidente. C'est réciproque ? 

A. Wabehi : Eh oui! Decothey c'est un grand ami. Il se confie beaucoup à moi et vice versa. Je ne vais pas te relater nos confidences ici (rires). Nous avons fini par devenir comme des frères et sœurs. Nous nous entendons très bien. Il n'y a pas lieu d'aller chercher quoique ce soit. (Rires)

Si je te dis Daniel Cuxac et Les Guignols d'Abidjan, que me réponds-tu ? 

A. Wabehi : Si tu me parles de Daniel Cuxac, je te réponds tout de suite que ce monsieur était non seulement le producteur des Guignols d'Abidjan mais il était aussi un père. Il nous a appris le métier en qualité de professionnel. Il nous a fait beaucoup d'ouverture. Vraiment c'était un homme bien. Il n'agissait pas comme un producteur, un homme d'affaires. Daniel Cuxac nous a pris comme ses petits-frères. C'était beaucoup de conseils: comment vivre sa vie de personnage publique. Avec lui, nous étions à une école!

Decothey en compagnie de sa confidente sur le plateau du Parlement du Rire, une amitié sincère. (Crédits photos : Amélie Wabéhi).

Parles-nous des Guignols d'Abidjan.

A Wabehi: Les Guignols d'Abidjan ont été créés par Daniel Cuxac. Ça été toute une vie ! C'était de belles choses ... (elle soupire) c'est l'émotion ! Ce fut un autre moment de notre carrière. C'est parti tellement haut que nous ne comprenait pas trop. Malgré cette gloire, nous n'avons pas pris la grosse tête. Nous sommes restés tels parce que nous avions un père en la personne de Daniel Cuxac. Il nous as guidés. On voyageait tout le temps... C'était grandiose! Aujourd'hui, le monsieur s'en est allé! On le regrette. Ainsi va la vie!

Qu'as-tu retenu de ta collaboration avec Daniel Cuxac ?

A. Wabehi : Avec lui c'était le professionnalisme, les bons rapports entre les artistes, le travail bien fait... C'est regrettable, Daniel Cuxac s'est par la suite retiré au Sénégal où il est décédé plus tard. Il est parti (la voix s'estompe un peu). Paix à son âme ! C'est quelqu'un qui nous manque beaucoup. II y a des fois où nous parlons de lui. Voilà !

Amélie Wabéhi et Michel Gohou campant une scène des Guignols d'Abidjan (image d'archives).

Tes rapports avec Michel Gohou, Nastou, feu Maiga Sédatif ... sont partis de là, je crois non? 

A. Wabehi : J'ai toujours gardé de bons rapports avec mes collègues. Je vous ai confié un secret en disant que pour bien faire ce travail... Si vous voulez qu'on sente le naturel, la complicité dans votre jeu de scène, il y a les rapports humains qui comptent. Si vous n'avez pas tout cela, ça saute à l'œil tout de suite. Nous sommes restés des frères et des sœurs. Si Gohou (Michel, ndlr) ne me voit pas, il m'appelle. C'est pareil pour Nastou et moi. On prend régulièrement de nos nouvelles.

Malheureusement, Maiga Sédatif nous a quittés depuis 2000, Vieux Siriki est parti aussi en 2001. Voici pour les décès. Actuellement, chacun de nous fait son petit chemin. Les fans nous encouragent à reprendre du service. C'est par manque de temps qu'on ne l'a pas encore fait, mais ça se fera très bientôt !

"Les artistes sont de petits dieux !"

Amélie et Nastou, les seules femmes des Guignols d'Abidjan.

C'est une affaire d'Abobo là !

A. Wabehi : (Rires) Tout à fait ! C'était notre QG ( rires). Tous les premiers tournages se faisaient à Abobo (rires) compte tenu des difficultés à avoir les décors. Et puis, les Gohou, Vieux Siriki, Maiga habitaient à Abobo (rires). Ils contactaient leurs voisins pour qu'on puisse tourner dans les cours (rires). Mais par la suite, nous avons décentralisé nos tournages.

Tu es rarement monté sur la scène du Parlement du Rire avec Mamane, Michel Gohou, Digbeu Cravate et autres. Pourquoi?

A. Wabehi : C'est vrai qu'on me voit rarement sur la scène du Parlement du Rire, mais il faut aussi savoir que j'y suis déjà passé trois fois. C'était à mes temps libres. Quand le Parlement se tient, je suis très occupée ailleurs et mon agenda est très chargé. Voici pourquoi vous me voyez rarement en compagnie de mes amis Mamane, Gohou, Digbeu Cravate et autres.

Ici, lors d'une manifestation à l'étranger en compagnie du doyen Léonard Groguhet et de Zongo.

Avec ta permission, on va parler de toi un peu plus en privé. On a coutume de dire que derrière un grand homme se cache une grande dame, alors, avec qui Amélie Wabehi partage-t-elle sa vie ? 

A. Wabehi : Eh oui, (rires). Derrière moi aussi ou alors devant moi (rires), il y a un grand homme dans ma vie (rires). Les Ivoiriens le sauront au moment opportun. C'est ce que je peux te dire. Je préfère taire son nom (rires).

"Je préfère les hommes qui ne posent pas trop de questions "

Alors, c'est quoi ton type d'homme ?

A. Wabehi : Évidemment, je préfère les hommes gentils, compréhensibles, affectueux, qui ne posent pas trop de questions... des hommes qui sont à l'écoute... m'entendre raconter ma journée... En quelque sorte une personne qui va faire descendre ma fatigue parce que je travaille beaucoup. Et pour cela, j'ai besoin de quelqu'un de plus doux, aimable...

Je suppose que tu l'as déjà trouvé

A. Wabehi : Ouh là (rires). Tu es très curieux là !

Coté cuisine, tu aimes manger quoi ?

A. Wabehi : J'adore toutes les sauces gluantes: le djoumgblé, le Kplala, le gombo... parce je mange ça facilement...

Quel est ton artiste chanteur préféré ?

A. Wabehi : L'art est divin! Et pour moi, tous ceux qui le pratique sont de petits dieux qui cependant ne peuvent égaler Dieu lui-même. Les artistes triment beaucoup pour sortir une œuvre, passer leurs messages et en faire la promotion. C'est pas du tout facile ! Pour tout cela donc, je ne peux pas critiquer un artiste étant moi-même l'un d'eux. Je ne peux préférer un ou une tel (le) à une une tel (le) autre.

Tous les artistes sont logés à la même enseigne chez moi. Je les aime tous! Je les préfère toutes! Ils ont tous mes encouragents.

Ici, en Guinée, entourés de Kandet Kanté, Le Magnifique et de Chuken Pat.

Ton footballeur préféré

A. Wabehi : (Elle soupire) Quand je pense que le footballeur a 90 mn pour jouer. Il dépense son énergie. Je le regarde et je suis essoufflée à sa place. Je sais qu'il fait son travail.... Je ne supporte pas les buts lorsque mon équipe ou bien même les Éléphants sont malmenés. Je ne regarde jamais le football.

Tous ceux qui me connaissent savent que ma réaction est telle que tout le monde s'étonne. Et après, j'ai honte. Je supporte mal! Je crie mal ! Je m'emporte mal ! (Rires). Du coup, je ne regarde pas le football. Tous les footballeurs sont mes préférés (-rires) parce qu'ils mouillent le maillot (rires).

Ah, je me mets à leur place. Quand je vais dire que je préfère tel footballeur, peut-être que celui qui m'aimait bien là va se fâcher. Je les aimes donc tous! (Rires).

L'artiste-comédienne en mode retro.

Et ton hobby préféré ?

A. Wabehi : (rires) mon hobby préféré c'est lorsqu'on me fait une surprise avec un chèque de plusieurs millions (rires). Ah ça, j'adorerais ! Vraiment, ça me plairait bien par ces temps de galère (rires)...

... Sérieusement ?

A. Wabehi : Oh, c'est juste pour chahuter. Sinon, j'aime tout ce qui peut me faire plaisir et qui ne me rendra pas triste. Comme regarder un bon spectacle, faire des emplettes... Disons qu'on me surprene avec quelque chose d'agréable (Rires). Voilà !

Entretien réalisé par

Patrick Russel

Content created and supplied by: Patrick_Russel (via Opera News )

daniel cuxac michel gohou wabéhi

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires