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Comment élever ses enfants sans les frapper ? voici quelques conseils

S'il ne faut pas frapper les enfants pour les éduquer, comment faut-il s'y prendre?

Voici les conseils de discipline positive que donne un site québecois.

Prévenir les besoins de l'enfant.

Par exemple, si on doit attendre longtemps chez le médecin, penser à apporter un jeu pour l'enfant.

Donner à l'enfant des explications. Si votre enfant dessine sur le mur, expliquez-lui pourquoi on ne dessine que sur le papier.

Cherchez à comprendre les sentiments en jeu.

Si votre enfant frappe sa petite soeur ou son petit frère, demandez-lui pourquoi il est fâché et incitez-le à exprimer sa colère et sa jalousie de manière inoffensive.

Changer le milieu. (C'est plus facile que d'essayer de changer l'enfant.) Si votre enfant ne cesse de sortir les objets des armoires de cuisine, placez-y un loquet à l'épreuve des enfants.

Trouvez d'autres moyens acceptables et réorientez le comportement de votre enfant. Si vous ne voulez pas que votre enfant construise un fort dans la salle à manger, montrez-lui où il peut en construire un.

Montrez à votre enfant comment se tenir comme vous voulez.

Si votre enfant tire la queue d'un chat, montrez-lui comment apprivoiser un chat. Montrez-le lui avec des gestes, pas seulement des mots.

Donnez des choix plutôt que des ordres.

C'est en prenant des décisions qu'un enfant devient responsable. Les ordres engendrent les conflits puisqu'ils créent une lutte pour le pouvoir. Essayez: "Veux-tu brosser tes dents avant de mettre ton pyjama ou après l'avoir mis?";

Faites de petites concessions. "Ce soir, comme tu es fatigué, je te permets de ne pas brosser tes dents."

Prévoyez une période de préparation.

Si vous invitez des gens à souper, dites à votre enfant comment vous souhaitez qu'il se comporte. Soyez précis. Les jeux de rôles peuvent aider à se préparer à des situations qui risquent d'être difficiles.

Si nécessaire, laissez l'enfant découvrir certaines conséquences de ses actes par lui-même.

Ne lui venez pas trop en aide. Un enfant qui n'étend pas son maillot de bain et sa serviette peut les retrouver humides le lendemain. Si, pendant qu'il est dans vos bras, votre enfant s'agite et vous donne des coups, dites lui qu'il vous fait mal. Posez-le à terre et offrez-lui de lui tenir la main.

Recourir à la force des câlins. Ce geste d'amour peut permettre aux enfants agressifs ou agités de libérer leurs sentiments refoulés sous forme de pleurs.

Retirez votre enfant de la situation conflictuelle et demeurez avec lui jusqu'à ce qu'il soit disposé à agir correctement.

Prenez le temps de l'écouter, de partager ses sentiments, de résoudre le conflit.

Jouez avec l'enfant. Tournez la situation en un jeu.

"Faisons semblant d'être sept nains en train de faire le ménage."

Parvenez à une entente, négociez...

Si vous êtes prêt à quitter le terrain de jeux et que votre enfant s'amuse, entendez-vous sur le nombre de fois qu'il peut encore glisser sur le toboggan avant de partir. Dans certains cas, vous pouvez même établir avec l'enfant un contrat écrit.

Détendez la situation en riant. Si votre enfant est fâché, invitez-le à engager une bataille d'oreillers. Jouez et faites semblant de capituler d'un air dramatique. Le rire aide à dissiper la colère et le sentiment d'impuissance.

Révisez vos attentes. Les jeunes enfants sont naturellement bruyants, curieux, brouillons, capricieux, impatients, exigeants, négligents, craintifs, centrés sur eux-mêmes et pleins d'énergie. Essayez de les accepter tels qu'ils sont.

Prenez un petit répit. Quittez la pièce et faites ce qui vous semble bon - pleurer, appeler un ami, réfléchir, prendre une douche, lire un poème - pour retrouver votre sang-froid et votre bon jugement.

Sur la manière d'élever ses enfants sans violence, l'association EMIDA au Cameroun a publié un excellent livre : Une belle aventure : aimer et élever son enfant. Pour comprendre et vivre une relation parents-enfants heureuse. (EMIDA, BP 14197, Yaoundé, Cameroun. Prix : 500 F. cfa). Ce livre concerne l'ensemble de l'éducation, y compris l'éducation sexuelle.

Il serait utile aussi que dans tous les pays, des pétitions soient lancées pour demander l'interdiction de toute forme de violence éducative. Nous avons presque tous reçu de nos parents ou des personnes qui nous ont élevés le message : "On peut et même on doit frapper les enfants pour bien les élever". Or, les messages reçus dans l'enfance gardent en nous une très grande force. Pour annuler ce message qui, bien que venant de nos parents, est malheureusement nocif, il faut un autre message d'une autorité supérieure à celle des parents : l'autorité de l'État.

Tous les Etats africains, sauf la Somalie, ont signé la Convention relative aux droits de l'enfant à laquelle il est fait allusion dans ces pétitions et dont l'article 19 fait obligation aux Etats de "protéger l'enfant contre toute forme de violence". Il est bon aussi que beaucoup de personnes, pour encourager les autres à parler, témoignent des châtiments corporels qu'elles ont subis dans leur enfance. Même les adultes qui n'ont pas de charge éducative peuvent trouver beaucoup d'apaisement à comprendre qu'ils n'ont pas été traités comme ils l'auraient dû et qu'ils n'étaient pas coupables en tant qu'enfants. Cette prise de conscience peut leur permettre de retrouver leur propre estime au lieu de constamment se dévaloriser comme le font beaucoup de gens qui ont été frappés. Il ne s'agit pas d'accuser les parents qui, le plus souvent, frappaient parce qu'ils avaient été frappés eux-mêmes, mais simplement de dire clairement qu'en frappant leurs enfants ils commettaient involontairement une erreur.

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Source:Elios.

Content created and supplied by: Elios (via Opera News )

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