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Affaire racket au BAC, André Silver Konan répond à ses détracteurs : "Arrêtons l'hypocrisie !"

André Silver Konan a répondu à ses détracteurs après qu'il eut dévoilé comment, le jeune adolescent qu'il était, a été racketté à l'oral d'anglais au BAC.

Invité sur le plateau de NCI, le dimanche passé, le journaliste-écrivain avait créé la surprise en racontant une scène de racket dont il avait été victime en Terminale.

Il n'en fallut pas plus pour qu'il reçoive des critiques de certains détracteurs sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, ASK a fait un recadrage sur sa page officielle Facebook.

"L'un des grands problèmes de ce pays est qu'on refuse d'être honnête envers nous-mêmes, quand nous devons relater notre propre vécu. Je lis certains commentaires après mon témoignage sur le racket au BAC et je rigole. Oui, en Terminale j'ai été racketté au BAC. Oui, je n'y pouvais rien, vu le contexte. Non, ce n'était pas ma faute mais celle de l'examinateur, dans une position dominante", a expliqué le fondateur de Ivoir'Hebdo.

"Mais enfin, arrêtons l'hypocrisie autour de cette affaire. Qu'est-ce que les gens veulent ? Qu'on leur mente à longueur de journée ? Qu'on se fasse passer pour des héros sur tous les sujets ?", s'est interrogé le journaliste avant de revenir sur le sujet.

"Résumons. Je suis en Terminale, donc adolescent. Je suis face à un examinateur qui me demande de l'argent à l'oral du BAC. Je n'avais jamais entendu parler d'un tel phénomène, auparavant. Je ne m'y étais pas préparé. Je ne savais même pas qu'il me demandait cet argent, en échange d'une note", a détaillé André Silver Konan.

"Face à une telle situation, l'adolescent qui a perdu son père au cours de l'année scolaire, qui a bossé dur et qui veut décrocher son sésame, qui se dit que le fait qu'un examinateur demande de l'argent à un élève doit être ainsi et que dans tous les cas, tous les examinateurs se connaissent (donc qu'il est risqué de l'expliquer à qui que ce soit dans le centre) est obligé de se soumettre. C'est quand il a mis la note au crayon, sans m'interroger sur le texte que j'avais pourtant préparé (je précise qu'à l'école, on me surnommait "Best One" ou "The Best" parce que, sans fausse modestie, j'étais parmi les brillants) que j'ai compris", a-t-il dévoilé.

En définitive, André Silver Konan reste droit dans ses bottes. "Je répète : aucun parmi ceux qui parlent aujourd'hui et qui aurait été dans mon cas, il y a plusieurs années en arrière, n'aurait agi autrement. Je suis même convaincu qu'ils font même partie de ceux qui composent un budget "Examinateurs" pour leurs propres enfants, à l'heure actuelle".

Soulignant que "des gens auraient aimé que je dise que j'ai regardé cet enseignant droit dans les yeux et lui ai dit non, mais ce serait faux et je ne suis pas là pour vous raconter des histoires. Par contre, cet enseignant que j'ai retrouvé plus tard, parce que je ne l'ai jamais oublié, j'ai pu le regarder dans les yeux et ai pu lui rappeler ce geste honteux qu'il avait eu à mon égard et qui a complètement transformé ma perception du maître".

Pour le double lauréat des Awards de la presse numérique, les faits sont sacrés. "Je suis resté fidèle aux faits. En le disant, c'était d'abord pour montrer que le phénomène remonte à loin derrière nous. Mais que très souvent, l'élève est dans un contexte tel qu'il ne peut que se soumettre. En conséquence, il appartient aux pouvoirs publics de mettre un système de dénonciation immédiate (je dis bien immédiate) sur pied, su de tous (élèves comme examinateurs) avant les examens. Dieu nous donne la bonne compréhension !"

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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