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Traoré Adam-Kolia : "si ma fille veut être candidate à Miss Côte d’Ivoire, je n’y vois aucun souci"

Président de la présélection Miss Côte d’Ivoire 2021 pour la Région de l’Iffou, le Président du Conseil régional, Traoré Adam-Kolia, est un homme très avisé des questions culturelles. Dans cette interview qu’il nous a accordée au lendemain de cette présélection, le dimanche 20 juin 2021, l’ex-PCA de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI) nous révèle cette facette peu connue de lui.

 

Nous avons remarqué que cette présélection a battu le rappel des cadres de chez vous. Quel est votre sentiment face à cette union sacrée ?

Hier (NDRL : 19 juin 2021), nous avons assisté à une belle fête. Cette présélection Miss Côte d’Ivoire pour la Région de l’Iffou a rassemblé un grand nombre de cadres unis pour apporter leur soutien à l’organisation et cela s’est très bien passé. Pour nous, l’union et la cohésion au sein des cadres est une priorité et nous y travaillons depuis quelques temps. Par la grâce de Dieu, des efforts des uns et des autres, les choses sont en train de se mettre en ordre. Pour le dire de cette manière pour être modeste, sinon qu’on est bien avancés. Et le succès de l’organisation de la présélection Miss Côte d’Ivoire, hier soir, en est un témoignage.

Concernant la fête elle-même, elle a été très belle. Nos candidates ont fait preuve de grâce, de talent. Leur beauté n’est pas à discuter. Nous avons eu de belles candidates. Naturellement, il fallait faire un choix et celles qui se sont faites le plus remarquer ont été choisies. Mais en tout cas, elles le méritent amplement et nous les encourageons à continuer. Nous les soutiendrons dans ce sens-là jusqu’à la dernière étape parce qu’on veut faire en sorte que ce qui est meilleur vienne de l’Iffou. Donc cette année, je le souhaite vivement, la Miss Côte d’Ivoire sera la Miss Iffou.

Que représente le concours Miss Côte d’Ivoire pour la région que vous dirigez ?

Le concours Miss Côte d’Ivoire est un des aspects culturels de notre région. Nous y participons depuis de longues dates. On n’a jamais raté d’édition. Nos Miss sont allées jusqu’à être 1ère dauphine, mais jusque-là on a eu qu’une seule fois la couronne nationale. Je pense que cela va se répéter et nous y travaillons. Je disais que la beauté est un pan de notre Culture. Il est vrai que les critères aujourd’hui sont un peu standards, mais ça reste nos filles, ce ne sont pas des filles qui viennent d’autres contrées du monde. Ce sont bien des filles de chez nous et cela fait partie de notre Culture. Cela vient s’ajouter à d’autres activités que nous menons dans le sens du développement de la Culture. Il y a à peine un mois que nous avons sélectionné 22 jeunes de notre région à qui nous avons fait apprendre le métier de tisserand. Ils ont eu une formation ici à Daoukro avant d’aller à Bomizambo pour parfaire leur formation. Ils se sont montrés très habiles et nous commencerons à les installer très bientôt à leur propre compte.

Il y a aussi que nous avons commencé à recenser nos danses du terroir qui, malheureusement, tendent à disparaître. Nous sommes en train de les recenser pour les réactiver pour faire en sorte que notre Culture soit enseignée de générations en générations. Donc Miss Côte d’Ivoire rentre dans tout ce cadre et nous sommes fiers, nous sommes heureux d’y participer. Nous continuerons à soutenir notre comité régional, et même le comité national. Puisqu’il y a des personnes dévouées, des personnes qui apportent beaucoup à la Culture en Côte d’Ivoire, qui se sacrifient pour aujourd’hui atteindre les 25 ans du COMICI. Cela est à encourager et même à féliciter. On prie que les choses continuent ainsi jusqu’à ce que Miss Monde sorte de la Côte d’Ivoire.

Quelle est votre perception personnelle de Miss Côte d’Ivoire et si vous aviez votre fille qui souhaiterait se présenter, est-ce que vous l’accepteriez ?

Si nous encourageons les autres à le faire, naturellement on ne peut pas s’opposer à ce que l’une des nôtres le fasse. Si j’ai une fille qui s’intéresse au concours Miss Côte d’Ivoire et qui veut être candidate, je n’y vois aucun souci. J’aurais pu dire que la charité bien ordonnée commence par nous-mêmes. J’ai des filles qui ne sont pas mal qui auraient pu, peut-être que c’est elles-mêmes qui n’ont pas voulu le faire. Sinon j’encourage également tous les parents à laisser leurs filles si elles s’y intéressent pour qu’elles puissent s’épanouir. C’est également un épanouissement de la jeune fille, elles s’affirment à travers ce concours-là. Ce n’est pas donné à tout le monde de monter sur le "T", de défiler devant autant de personnalités, autant de personnes, il faut avoir de la personnalité pour le faire. Et nos jeunes filles qui s’engagent à le faire sont véritablement à encourager. Aussi bien qu’on encourage les jeunes filles, on encourage également les parents à laisser leurs enfants s’épanouir, à laisser leurs enfants s’exprimer. Et qui sait ? Peut-être que c’est de ce concours-là qu’elle gagnera sa vie. On l’a vu, par le passé jouer au football était décrié. Les parents préféraient envoyer leurs enfants à l’école que de les laisser dans les mains d’un entraîneur. Mais aujourd’hui, on voit ce que c’est. Je ne voudrais pas faire de comparaison, mais entre un enfant qui a réussi à l’école et qui est même un agrégé et un enfant qui a vraiment réussi au football, on voit la différence. Chacun a sa voie et de même qu’on peut laisser un jeune garçon tracer sa voie, on devrait pouvoir laisser une jeune fille tracer la sienne.

Quelle place occupe la Culture dans votre politique de développement régional ?

Vous savez, on fait beaucoup de choses, on dit beaucoup de choses, mais tout part de la Culture. La Culture, c’est nos réalités qui ne datent peut-être pas de notre temps mais des réalités que nous gardons à l’esprit. Peut-être de manière inconsciente, mais qui marquent nos vies. Alors, lorsqu’on pose des actes sans en tenir compte, on pose des actes dénaturées. Pour nous, tout part de là : la formation de nos jeunes à l’esprit et à l’environnement, ensuite on peut leur inculquer des choses nouvelles. Donc la Culture tient une place importante à laquelle nous réservons une priorité. C’est ainsi qu’on pense pouvoir amener nos jeunes, nos enfants, nos parents à apprécier la différence de notre Culture de celle des autres. C’est ce qui fait avancer. C’est extrêmement important pour nous et c’est pour cela que j’ai dit tout à l’heure qu’on est en train de travailler à cela et Dieu merci les choses se passent bien.

Réalisée par Désiré M’Bra / Coll. : JM TONGA

Content created and supplied by: MissCôted'Ivoire (via Opera News )

2021 traoré adam-kolia

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