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‘’L’entretien d’embauche’’ : ce qu’il faut savoir

Tout comme le stage et la lettre de motivation, l’entretien d’embauche projette le futur travailleur aux portes de l’entreprise, mais il appartient aux postulants d’avoir une haute idée de cette étape qu’il ne faut nullement négliger. On ne va pas à un entretien d’embauche comme à un dîner gala mais avec une préparation méticuleuse car l’environnement concurrentiel impose de plus en plus d’exigences aux recruteurs. On peut tenir compte de 6 étapes importantes : soyez ponctuel, soyez poli, préparer votre entretien, valorisez-vous sans excès, poser les bonnes questions, le suivi de l'interlocuteur.

        Nous sommes en Afrique et la fâcheuse tendance de l’heure ‘’africaine’’ n’est pas du tout compatible avec ce moment crucial de la vie du postulant ; arriver à l’heure ou quelques minutes en avance est un bon moyen pour faire une bonne impression face au recruteur. Ceci montre en effet tout l’intérêt que le candidat porte à son futur poste. En outre, le jury n’est pas composé d’étrangers mais bien de personnes travaillant dans l’entreprise, on comprend qu’ils ne recruteraient pas un adepte de l’heure ‘’africaine’’, susceptible de constituer un maillon faible de la chaîne de production.

      Bien entendu, la ponctualité va de pair avec la politesse, une vertu qui n’est pas toujours partagée avec la jeunesse d’aujourd’hui. C’est l’occasion de noter que l’indiscipline notoire dont font preuve beaucoup étudiants leur est souvent préjudiciable une fois face à un jury coriace. Par ailleurs, l’entretien en lui-même est un moment d’échanges d’où un minimum de culture de la part de l’impétrant : des informations sur l’entreprise, son histoire et sur les produits qu’il propose, surtout que dans la lettre de motivation, le postulant se sera déjà ‘’vendu’’ en des termes élogieux.

       Et bingo ! Nous y sommes. Que vaut le postulant ? Pourra-t-il être à la hauteur ? Sera-t-il l’homme de la situation ? C’est à lui-même de séduire le recruteur par les ‘’atalaku’’ sur sa propre personne mais sans toutefois vous donner toutes les prétentions car vous ne serez pas nécessairement un super travailleur.

        Cette étape de la valorisation de soi peut transparaître dans les échanges avec les membres du jury ; c’est pourquoi des recherches poussées doivent être faites sur le poste que vous visez, les taches que vous pourriez être amené à y exécuter. Par des répliques intelligentes, montrez que vous ‘’connaissez’’ par anticipation le travail, en fait jouez au professionnel mais avec une dose de modestie encore une fois.

           Enfin, il y a l’organisation de vos réponses. Dans le cadre de notre modeste expérience dans des jurys de soutenance, il arrive que des candidats avouent avoir honte. La solution est simple. Ne fixez pas le ou les recruteurs du regard lorsque vous lui ou leur répondez : fixez juste le mur en arrière-plan, en surplombant les jurés, vous les aurez fixés sans les regarder droit dans les yeux. Que dire de la gestion des gestes ? Il vous faut savoir jouer avec votre corps car tout geste doit accompagner la pensée, en d’autres termes, il doit y avoir un geste pour la réponse à ‘’vous avez raison’’ et un autre pour ‘’je suis à vous dans une seconde’’. Pour cela, la voix doit être audible pour vous-même et pour les autres, sans toutefois crier comme si vous parliez à un malentendant.

              Frederic GNEZE

 

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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