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Interview / Jim (lead vocal du groupe VDA) : "notre histoire s’est écrite dans la douleur"

Avant leur action de haute portée sociale hier 22 octobre en Tunisie, le groupe VDA a procédé à la rénovation et à l’équipement de la maison de la mère de feu Dezy Champion, à Yopougon-Sicogi. C’était le vendredi 15 octobre 2021. A cette occasion, nous avons échangé avec le lead vocal du groupe qui était venu de France où le duo séjourne depuis quelques mois.

 

Qu’est-ce qui vous a réellement poussé à rénover la maison de la mère de Dezy Champion ?

Il y a un adage qui dit qu’un artiste ne meurt pas. Ce qui veut implicitement dire que cet artiste a laissé toute une famille, sa famille biologique, avant de tirer sa révérence. C’est le cas de Dezy Champion. Et nous qui l’avons connu, c’est à nous d’apporter, comme on le peut, un soutien à sa famille pour que de sa demeure, il soit en paix et tranquille. Donc si ces petits gestes peuvent soulager la famille, que le nom de Dieu soit béni.

Pourquoi avez-vous choisi particulièrement de rendre hommage à Dezy Champion ?

C’est à travers l’hommage que nous lui avons rendu que VDA a été révélé au monde entier. On ne peut pas se réjouir de la mort de quelqu’un, mais notre histoire s’est écrite dans la douleur. Donc il faut pouvoir venir régulièrement apporter son soutien à la famille. Quoi de plus normal.

Vous vous investissez de plus en plus dans les actions sociales. Y a-t-il d’autres actions que vous prévoyez ?

Vous avez pu le constater depuis le 13 février 2021, nous avons visité des orphelinats, soutenu des mosquées à travers des gestes. Et le 20 octobre, nous serons en Tunisie pour offrir un foyer d’accueil aux migrants ivoiriens en détresse dans ce pays. On se veut un groupe sérieux qui va rentrer dans les grandes institutions. Et pour ce faire, il faut commencer tout petit. On n’attend pas d’être à une dimension pour le faire.

Revenons à votre carrière. Lequel de votre public est le plus accroché à vos chansons, celui de l’Occident ou celui d’ici ?

Tout part du pays, mais nous avons fait l’inverse. C’est l’Europe qui nous a d’abord connus à travers nos chansons qui étaient inconnues ici au pays. C’est quand l’hommage à Dezy a créé le déclic que les choses ont véritablement démarré pour nous ici au pays. Cela dit, aujourd’hui on est partagés entre la Côte d’Ivoire et l’Europe. C’est vrai qu’au pays nous avons de nombreux fans, mais en Europe c’est un truc de ouf.

On a coutume de dire qu’un artiste ne meurt jamais. Quel est le message que vous donnez à Dezy ?

On veut juste dire au grand frère que de sa position actuelle, qu’il sache que tant que Dieu nous donnera la santé et les moyens, on sera là pour faire ce qu’on peut pour assister sa famille biologique.


JM TONGA et César Kouamé

Content created and supplied by: JMTONGA (via Opera News )

jim lead vocal tunisie

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