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Scolarisation de la jeune fille : Koné Dodo "sauve" une victime de la tradition à Boundiali

« Je veux aller à l’école pour apprendre à lire et écrire comme mes amies. Je veux faire les bancs. Mes parents disent que chez nous, si le premier enfant est une femme, on ne l’envoie pas à l’école. C’est pourquoi je suis restée comme ça ». Ces mots sont de Coulibaly Maïmouna, gagnante du concours du meilleur danseur de balafon au Djéguélé festival à Boundiali. En l'entendant ainsi s'exprimer dans un français approximatif, nous sommes du coup envahis par un double sentiment qui ne s’excluent pas forcément. En l’occurrence la compassion et l’admiration.

Nous ne pouvons donc rester sans rien faire. Nous portons l’information à la connaissance du Commissaire général du Djéguélé festival, Koné Dodo. Sans hésitation aucune, le Directeur du Palais de la culture prend l’engagement d’assurer la scolarité de Coulibaly Maïmouna.

« Ce n’est pas un problème. Lors d’une précédente édition  j’ai fait rentrer une autre jeune fille à l’Insaac. Nous allons lui trouver une école », promet-il.

Ce lundi 12 avril 2021, Koné Dodo traduit son engagement verbal en acte en recevant la meilleure danseuse de balafon pour l’informer de son inscription dans une école de la ville.

« Le Directeur (Koné Dodo, ndlr) m’a reçu dans son bureau. Il a appelé une école devant moi pour m’inscrire. Il a échangé aussi avec mes parents. Je suis vraiment contente », nous confie-t-elle.  

Le Commissaire général du Djéguélé festival réduit ainsi le nombre de jeunes filles non scolarisées dans la région de la Bagoué. 

Content created and supplied by: Pierre_Ephèse (via Opera News )

koné dodo à boundiali

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