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Politique: les discours des gouvernants se focalisent sur Gbagbo alors que les prix des denrées flambent

       Dans une chanson zouglou d’il y a quelques années, le groupe Espoir 2000 implorait les gouvernants ivoiriens afin qu’ils daignent jeter un coup d’œil aux pieds de leurs tables à manger ; ils y verraient des ivoiriens qui quêtent non pas les morceaux viandes mais les miettes qui en tombent.

        Ils ne semblaient pas si bien dire car en Afrique, faire la politique, c’est se perdre dans des discours interminables, très loin des affres que vivent les populations qui, en guise d’amadou, sont nourris aux doux effluves des musiques urbaines qu’on préfère parrainer pompeusement. C’est bien cela, le mode opératoire immuable, tenir les masses dans la colonisation jouissive de la musique pour bien s’installer à leurs tables d’orgies financières.

       Et comme je l’ai toujours dit à mes interlocuteurs, je prie toujours le bon Dieu de pardonner à toutes ces âmes fragiles qui restent scotchées à la bouche de tous ces beaux diseurs que de bons faiseurs. Nous sommes en Côte d’Ivoire et au moment où le vrai débat devrait se centrer sur les stratégies pour réduire les coûts des denrées alimentaires qui ne cessent de frôler le plafond, on ne nous sert que des attaques contre Gbagbo.

        Le philosophe Jean Paul Sartre s’interrogeait sur l’utilité de son livre ‘’La Nausée’’ quand, dans le même temps, des enfants meurent de faim. La même question est aujourd’hui d’actualité. Pendant que le prix de l’huile et du riz grimpent, l’essentiel des discours de nos chers gouvernants reste rivé sur les sorties de Gbagbo. Pourtant, le droit le dit bien, l’autorité de la chose jugée est la conséquence juridique d’un jugement entré en force de chose jugée qui n'est plus susceptible de voie de recours.

       Pourquoi certaines personnes refusent-elles souvent de reconnaitre de la décence du le silence ? Oui, il y a bien dans le silence de la décence et de l’élégance. Nous sommes tous des observateurs de la scène politique ivoirienne et pour le moins que l’on puisse dire, il aurait fallu chercher des défis plus pertinents pour parler car comme l’a dit Hampaté Bâ l’a dit, ‘’ Si observer est une qualité, savoir se taire préserve de la calamité’’. Et les vrais chantiers, se sont les prix des denrées comme le riz, l’huile, le ciment…le reste, c’est du verbiage creux.

           Frederic GNEZE

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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