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Laurent Gbagbo évoquant S Kelly : Le Woody, sans limite dans la simplicité !


LAURENT GBAGBO ÉVOQUANT S KELLY : LE WOUDI, SANS LIMITE DANS LA SIMPLICITÉ


         À l'apothéose du congrès pour la naissance du nouveau parti de Laurent Gbagbo qui s'est tenu ce dimanche 17 octobre 2021, le fondateur du FPI, a, pendant son discours, évoqué un souvenir de sa période carcérale à Korhogo, à la suite des événements de 2011. Il raconte qu'isolé, il avait accès à un poste téléviseur dont une chaîne togolaise qu'il regardait fréquemment, diffusait couramment le clip de l'artiste S Kelly. "Ma copine est kpata kpata son mari est gaou 🎶🎵🎶..." 


      Depuis son pupitre du congrès, Gbagbo fredonne un air du refrain, entrainant systhématiquement l'hystérie dans le public. Le Woudi témoigne que S Kelly lui a fait du bien à travers son clip. Détenu dans un espace restreint et privé de liberté, cet inconditionnel amoureux des livres, qui sait qu'on peut s'évader par la lecture, confirme que la musique est tout aussi un tremplin de bien-être et d'évasion. En outre, ce qui fascine l'auditoire de Gbagbo, c'est la particularité du genre musical évoqué ainsi que la grande singularité de l'artiste concerné. Ce dernier, qualifié par Gbagbo de déjanté après qu'il s'est renseigné à son sujet, fait du coupé décalé, un genre fantaisiste prisé par la jeunesse et fustigé par des gens d'un certain âge. Invité à un débat sur la NCI, l'écrivain Tiburce Koffi dira d'ailleurs ne trouver aucune valeur au coupé décalé, là où Laurent Gbagbo dit y avoir trouvé de la saveur.


       Si Gbagbo avait parlé de Bailly Spinto dans son anecdote, le sujet n'aurait certainement pas fait tache d'huile. Mais avec S Kelly, on découvre un Woudi sans limite dans la simplicité, sans barrière dans l'amitié. Même ceux qui sont qualifiés de fou par la société, ont une place dans son cœur. Le Woudi ne se laisse pas déformer par les préjugés. Il affirme qu'il trouve S Kelly amusant et l'aurait invité à prester à son congrès. Malheureusement l'oiseau rare s'en est allé...

Ce témoignage nous indique que tous les médias sont importants en terme de promotion : ce n'est pas sur Trace Urban que le président a fait la connaissance de S Kelly, mais sur une chaine togolaise modeste, que certains acteurs du showbiz pourraient même sous-estimer. Aussi voyons-nous la perspicacité de l'Artiste, la faculté qu'il a à pénétrer l'âme de l'auditeur à travers son ubiquité musicale. Les artistes sont des géants !



      Je retiens de la récente communication de Gbagbo sa grande proximité avec son public. Il ne se met pas en marge de notre société et nous transmet, à travers un langage accessible, tout ce qu'il y a de plus vrai en lui. D'autres personnalités de son rang pourraient trouver gênant, compromettant voire dégradant, de s'assimiler à S Kelly. Mais Gbagbo s'exprime sans fioritures et le résultat est que ce sont ses séquences excentriques qui sont massivement partagées en capsule sur la toile. "Nous aimons quand nous nous reconnaissons en toi", semble lui dire son public qui l'évalue au-delà de sa personnalité politique. 


     Ça date de longtemps, la dernière fois que le premier rival politique de Gbagbo avait tenu un langage populaire. Son propos se limitait à cette phrase courte : « Je suis enjaillé. » Les Ivoiriens en avaient rigolé en s'en délectant. Un autre jour, dans un stade archicomble, alors qu'il faisait une accolade à Henriette Diabaté, il a lâché ceci de manière répétitive : « on s'en fout de corona... » Et c'est l'ivoirisme contenu dans le ton, la familiarité et l'humour, qui lui ont valu d'échapper à des tollés qui pourraient se porter sur son message...


     On aime quand nos personnalités politiques nous ressemblent. Respectez les mesures barrières !


Louis-César BANCÉ

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

Laurent Gbagbo S Kelly

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