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Empêché de traverser la frontière à cause d'un laissez-passer ivoirien, comment j'ai été sauvé

LE MEILLEUR SOUVENIR DE MON LONG VOYAGE



         D'abord, ceci n'est pas une imagination. C'est un fait, qui s'est déroulé durant mon voyage d'Abidjan vers Ouagadougou, et qui m'a profondément marqué. 


    Avant de prendre la route, je me suis renseigné auprès de certaines connaissances. Elles m'ont dit que pour mon voyage, j'aurais besoin seulement d'un laissez-passer de l'ambassade du Burkina étant donné que je réside en territoire ivoirien. J'ai fait établir le papier à distance par le biais de Aziz, jeune cadre au consulat du Burkina, au Plateau, et qui a beaucoup de relations. 

***


      Je quitte Abidjan ce mardi 22 Juin, à 14 heures. Le lendemain, mercredi, j'arrive à Ouangolo, et les autorités policières doivent me contrôler avant de m'autoriser à passer la frontière. Leur chef regarde mes papiers et me fait savoir qu'il y a un document qui manque : je n'ai pas de laissez-passer ivoirien. C'est un document qui est délivré par le ministère du transport à Abidjan, ou encore par la préfecture de Ouangolo en cours de trajet. Je dis au policier que je suis désolé, que je ne savais pas qu'il me fallait ce papier. Mais le gars, il n'est pas prêt, paati. Voici ce qu'il me dit :


- Alors là, monsieur Bancé, vous ne pouvez pas traverser sans ça. Il va falloir faire demi tour ! En plus, la plaque d'immatriculation de votre voiture est inadéquate. Vous avez deux infractions qui m'obligent à vous recaler.


- D'accord pour le laissez-passer. Autorité, pardon, vous avez raison, je m'en excuse. Mais pour ce qui est de la plaque, je vous ai montré un reçu de la SICTA... Désolé encore pour le laissez-passer. Vous savez, j'ai travaillé pour vous, la Police, à la sûreté, sous la coupole du commissaire Didier Kra qui fut directeur de la communication de la Police. J'ai écrit des histoires policiers-citoyens sur les pages de la DGPN. En quelque sorte, je suis votre collaborateur, vous n'allez pas me faire ça ?


- Ici, on fait notre travail. Point. 


      Le policier est très récalcitrant. Ça fait plus de 2 heures que je suis là, et je le vois photographier ma pièce d'identité, la carte grise de ma voiture, ma visite, mon assurance, tout tout tout :


- Ici, on fait notre boulot ! Je vais envoyer vos dossiers à mon chef et c'est à lui que sera soumise la dernière décision. 


- Votre chef ?


- Oui, le commissaire de Police de Ouangolo !



      Après avoir pris les photos de mes papiers, le policier les envoie par WhatsApp à son patron en lui demandant quelques instants plus tard s'il doit me refouler. Les deux hommes sont au téléphone, puis un moment, le méchant policier me tend le cellulaire et me dit, en me regardant avec de gros yeux :


- Tenez ! Le commissaire veut vous parler. 


     Je prends l'appareil et répond :


- Allô mon commissaire ?


- Louis-César BANCÉ, l'écrivain des réseaux sociaux ?


- Oui, c'est bien moi monsieur le commissaire. 


- Content de t'entendre. Je voudrais te féliciter et te dire que je lis tous ce que tu écris, que ce soit sur Facebook ou Opera News. J'adore tes récits qui font voyager. Sache que tu as un grand fan ici. 


    Amis lecteurs, je suis resté sans voix ! En finissant par balbutier :


- Je suis profondément touché. Merci beaucoup monsieur le commissaire. 


     Puis le subordonné a repris le téléphone, s'entendant ordonner par son patron, mon fan : « Laissez-le passer ! »


     Voilà. Cette anecdote du mercredi 23 Juin est le meilleur souvenir de mon voyage. À mon retour, je promets d'apporter des cadeaux au commissaire de Police de Ouangolo. Nous prendrons des photos, si possible, afin que je vous le présente. 


     C'est impressionnant comme nos écrits peuvent aller si loin en touchant des personnes que nous sommes loin de pouvoir soupçonner. Pour vous, je ne m'arrêterai jamais !


Louis-César BANCÉ

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

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