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Une analyse triste et tranchante sur la crise migratoire en Europe

Douglas Murray vient de livrer une analyse tranchante sur la crise migratoire en Europe. L'intégralité de l'article de Douglas Murray publié par The Sun a été repris par AfrikMag et cette fois-ci par nous.

Le DEJA VU peut être une chose terrible, surtout quand cela implique la mort de personnes. Mais c’est ce que j’ai ressenti cette semaine en lisant que 27 migrants avaient péri en tentant de traverser la Manche. On l’a déjà vu, en 2015 au début de la crise migratoire européenne.

À l’époque, lorsqu’un bateau rempli de migrants a coulé, les pays de l’UE ne savaient pas quoi faire. Il y avait une grande sympathie pour ceux qui faisaient le voyage sur la Méditerranée, et une horreur naturelle à la tragédie.

Mais en partie à cause de cela, les politiciens ont hésité à faire les choses nécessaires pour arrêter les passages à niveau. Cela a créé une crise historique et finalement plus d’un million de personnes ont pénétré illégalement sur le continent.

La même chose semble devoir se produire maintenant dans la Manche. Le nombre de personnes qui ont déjà traversé cette année est plus de trois fois supérieur à celui de l’année dernière. Plus de 26 000 personnes sont entrées illégalement au Royaume-Uni par cette route jusqu’à présent en 2021.

Et que font nos politiciens ? Ici, chez nous, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur tergiversent. Ils connaissent les politiques nécessaires pour arrêter les bateaux. Tout cela se résume à une chose : il est clair que si vous essayez d’entrer illégalement au Royaume-Uni, vous échouerez.

Pourtant, le Premier ministre ne semble pas disposé à poursuivre les politiques nécessaires, inquiet comme il semble l’être de l’apparence que cela pourrait lui donner. Mais il y a aussi le fait que son homologue français est Emmanuel Macron. Notre allié le plus proche s’avère une fois de plus être notre plus grande douleur dans le cou.

Les migrants qui arrivent dans notre pays partent tous de France, où ils se massent sur le littoral, payant d’ignobles gangs de passeurs pour les amener en Grande-Bretagne. Les Français le savent. Le Royaume-Uni les soudoie effectivement pour l’arrêter. Mais le cynique président français ne veut évidemment pas arrêter le flux.

D’abord parce que ces personnes sont désormais une arme politique très efficace pour lui contre le Brexit en Grande-Bretagne. Aussi infâme qu’il soit à considérer. Macron profite de son pouvoir sur le Royaume-Uni pour amener notre gouvernement là où il le souhaite. De plus, chaque millier de migrants illégaux qui font le voyage vers notre côte sud sont un autre millier de migrants qui ne sont pas en France. 

Les Français disent une chose et en font une autre. Mais à mesure que le malaise britannique grandit, ils se sentent très à l’aise. Tellement à l’aise que les Français ont maintenant décidé de jouer à des jeux politiques avec la vie des gens.

Jeudi soir, Boris Johnson a publiquement défié la France de reprendre les migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni. Il a raison de faire cet appel. La France est un pays sûr. Les personnes qui viennent de France au Royaume-Uni devraient certainement être ramenées en France. Et la France devrait, à son tour, renvoyer ces personnes dans les pays d’où elles sont venues.

Mais la France a depuis longtemps perdu le contrôle de ses propres frontières. On le voit dans les rues de Paris et d’autres grandes villes françaises, où les camps de migrants se sont répandus un peu partout. Il n’y a aucune chance que la France règle ce problème. Alors ils nous renvoient le problème. C’est aussi notre problème. La demande de notre PM était donc tout à fait raisonnable.

Mais comment Macron y a-t-il répondu ? D’abord en se comportant comme le mini empereur qu’il essaie si souvent d’être. La demande de Boris Johnson n’était pas « sérieuse », a-t-il déclaré hautainement. Il a critiqué le Premier ministre pour avoir publié sa lettre sur Twitter.

Comment Macron y a-t-il répondu ? D’abord en se comportant comme le mini empereur qu’il essaie si souvent d’être. La demande de Boris Johnson n’était pas « sérieuse », a-t-il déclaré avec hauteur.

Comme si le gouvernement français n’acceptait que les communications écrites sur parchemin. À la suite de cette colère, Macron a maintenant désinvité notre ministre de l’Intérieur d’une réunion d’urgence à Calais.

Si les Français voulaient vraiment faire face à cette crise en Manche alors ils ne se comporteraient jamais de la sorte. Ils travailleraient avec le Royaume-Uni pour trouver une solution.

Et ils se rendraient compte que vous ne pouvez pas parvenir à une solution si vous interdisez même aux membres du gouvernement britannique de prendre part aux discussions.

Ils se comportent ainsi parce que, pour Macron et son gouvernement, les migrants ne sont qu’un autre outil pour attaquer la Grande-Bretagne du Brexit.

On a déjà vu ce que les Français étaient prêts à faire sur les droits de pêche.

Le mois dernier, ils ont arrêté un bateau britannique, l’accusant de se trouver dans les eaux françaises.

Parce que les Français pensent qu’ils devraient pouvoir pêcher dans les eaux britanniques, mais qu’il ne faut pas leur rendre cette faveur. Se comporter ainsi – retenir des navires étrangers – est le genre de chose à laquelle on peut s’attendre de la part de la Corée du Nord. Ce n’est pas ce qu’on attend d’un pays comme la France.

La crise migratoire et la crise de la pêche rappellent que Macron est prêt à jouer avec absolument tout. Même la vie des gens.

Mais il devrait arrêter. Pour notre bien à tous. Si la France et la Grande-Bretagne ne maîtrisent pas cette crise en Manche, elle risque de s’aggraver. Avec des résultats que nous avons déjà vus.

Douglas Murray, (né le 16 juillet 1979 dans le quartier d'Hammersmith à Londres), est un écrivain, journaliste et commentateur politique britannique. Il a dirigé le Centre for Social Cohesion de 2007 à 2011 et été directeur associé de la Henry Jackson Society.

Murray exprime régulièrement, à la télévision et à la radio, un point de vue néo-conservateur. Connu notamment pour ses critiques envers l'islam, il écrit pour de nombreux périodiques, dont Standpoint, the Wall Street Journal et The Spectator. Il est l'auteur de Neoconservatism : Why We Need It (2005) qui a remporté un vif succès dans les pays anglophones, ainsi que de Bloody Sunday: Truths, Lies and the Saville Inquiry (2011).

Douglas Murray, qui a grandi dans l'Église anglicane, se considère aujourd'hui athée, mais de culture chrétienne. Il est ouvertement homosexuel.

Douglas Murray intervient régulièrement dans les médias britanniques, notamment à la BBC, à l'émission Question Time, à This Week et Today (BBC Radio 4)The Big Questions... ou encore à The Daily Politics, où il émet l'opinion que la notion de multiculturalisme n'est pas à confondre avec celle de multiracialisme. Douglas Murray écrit aussi pour The Guardian et pour Standpoint ; il est chroniqueur régulier de The Spectator depuis 2012.

Andromède-de-Châteaubriand

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