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Après la découverte du raisin, c'est le temps de la fraise en Côte d'Ivoire

Selon First magazine, Après la culture de raisin qu'on a découvert à Gabia précisément dans la sous préfecture de Oumé, c'est au jeune technicien agronome Namogo Koné de s'affirmer une fois de plus avec la production de fraise au Nord de la Côte d'Ivoire. Lors de ses premiers tests, les résultats ont été satisfaisants il'ya 2 ans. Aujourd'hui il nous revient après une récolte de fraises qu'il va faire expédier à Axel Emmanuel le chocolatier ivoirien pour en faire des tablettes de chocolat à la fraise locale et aussi faire des glaces à la fraise faite sur nos terres.

Mais d'où est venu le déclic

Namogo Koné est un jeune ivoirien technicien supérieur en agriculture tropicale option production végétale. Il obtient ce diplôme en 2012 à l'institut Privé d'agriculture tropicale (Inprat).

Dès 2013, il sera employé dans une société privée spécialisée dans la production et la distribution de semences maraîchèresen temps que responsable développement chargé de la zone nord de la Côte d'Ivoire.

En 2017 pendant ses congés à Abidjan, il decide de se rendre dans un supermarché pour faire les amplettes. Il découvre dans un rayon des fraises qui y étaient exposées. Il a voulu en prendre et grande fût sa surprise de voir les 500 grs à 4500 fr.

Il se dit alors mais pourquoi dans un pays comme la Côte d'Ivoire avec tout le potentiel qu'on a on payerait 1 kilo de fraises à 9000 fr ?

Cette question résonnait dans son esprit pendant tout son séjour à Abidjan et il se demandait comment et où trouver des semences de cette plante ?

Pour lui ce n'est pas possible et c'est un challenge qu'il va devoir relever ou perdre quelques soit le prix.

Des son congé de l'année qui suivait c'est a dire en 2018, il décide de se rendre au Burkina Faso où il a appris que ce pays était déjà en avance sur la culture de la fraise afin de se former aupres des producteurs locaux et comprendre cette culture qui est sensée être européenne.

Fouetez par son orgueil d'introduire coûte que coûte cette culture dans son pays là Côte d'Ivoire qu'il aime tant, il va passer un mois au Burkina Faso à ses propres frais à la découverte des techniques culturales de la fraise. Ce qui va lui coûter près de 1 millions 300 mille francs.

Espérant revenir avec des semences, il a été déçu de ne pas les avoir mais il ne va pas baisser les bras. Il décide de faire venir au pays des plantules qu'il va essayer de multiplier. Au total il est revenu avec 100 plants à raison de 300 fr le plant qu'il réussi à multiplier à Korhogo pour atteindre 300 plants. L'espoir commence à renaitre.

Voici ses paroles:"En tant qu'agronome de formation j'ai vite compris l'itinéraire technique et l'environnement de culture de la plante de fraise."

En septembre 2018, il met en pratique sa première parcelle avec les 300 plants où il réussi encore son deuxième challenge. Il va après un cycle ( 4 mois) récolter 215 kg de fraise.

Un supermarché installé a Korhogo va lui prendre toute sa récolte à raison de 3500 fr le kilogramme.

Faites vous même le calcul pour voir son chiffre d'affaires.

Problèmes rencontrés

Le problème avec cette variété de fraise, c'est qu'elle ne supporte pas du tout la pluie et est peu tolérante à l'humidité raison pour laquelle il faut la faire soit en saison sèche, soit sous une serre ( ce qui est l'idéal). C'est la leçon que va retenir le jeune Koné lors de sa dernière récolte en février dernier où il a presque perdu toute sa production à cause de la saison pluvieuse. Les fruits noircissent au Contact de l'humidité.

Loin d'être décourager, il compte devenir numéro 1 de la culture de fraise en Cote d'ivoire. Mais cela ne peut être possible tant que nos gouvernants ne soutiennent ces jeunes.

Ses besoins aujourd'hui , c'est d'avoir une serre et produire toute l'année des fraises made in Côte d'Ivoire et à moindre coût.

La Côte d'Ivoire serait telle entrain de connaître une révolution dans le domaine agricole ? La réponse à cette question ne peut qu'être Oui.

Au burkina Faso, les fraises se cultivent depuis 40 ans. Au Senegal, au Cameroun et certainement dans plusieurs pays africains on cultive la fraise. Il faut donc encourager ce type d'entreprenariat au lieu de se moquer de ces braves personnes.

Un conférencier Coréen disait que la seule chose que la Corée a reçu de Dieu c'est la pauvreté. Aujourd'hui ils sont producteur de pétrole sans avoir un seul puit de pétrole. Ils sont producteurs de café sans avoir un seul pied de caféiers. Ils sont producteur de Chocola sans avoir des champs de cacao.

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Content created and supplied by: Nutritionniste (via Opera News )

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