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Journée mondiale contre l’endométriose : quelle est cette maladie complexe

Depuis des décennies, les douleurs menstruelles sont banalisées. Ces souffrances peuvent cacher une maladie qui touche deux à quatre millions de femmes : l’endométriose. La Journée mondiale contre l’endométriose le 28 mars a pour objectif de sensibiliser la population à l’importance des recherches pour lutter contre l’endométriose, une maladie gynécologique chronique, complexe et actuellement incurable. C’est aussi l’occasion de faire connaître cette maladie taboue qui ne touche que les femmes.

« L’endométriose est une maladie gynécologique liée à la présence semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Dans certains cas, elle provoque des douleurs fortes (notamment au moment des règles) et/ou une infertilité » nous dit l’Inserm. Cette maladie a été identifiée en 1860 mais reste peu connue et mal diagnostiquée. En France, une femme sur dix serait concernée par l’endométriose, et quatre femmes sur dix auraient des troubles de la fertilité.

Pendant le cycle menstruel, le revêtement interne de l’utérus, l’endomètre, grossit. Sans fécondation il se désagrège et saigne. Les cellules de l’endomètre ayant migré en dehors de l’utérus restent sensibles aux hormones et continuent à saigner. Cela provoque des lésions sur les tissus où elles se trouvent. Les femmes souffrant d’endométriose ressentent cette douleur au moment des règles, mais également lors du rapport sexuel, ou lorsqu’elles urinent ou défèquent. La maladie peut également être asymptomatique.

Le corps en souffrance : la douleur constitue le symptôme majeur de l’endométriose, notamment pendant les règles sous l’effet des œstrogènes. Ces douleurs surviennent aussi au cours des rapports sexuels, de la défécation, ou au moment d’uriner. Ces douleurs peuvent être pelviennes, abdominales et/ou lombaires. Attention, celles-ci ne passent pas « avec du paracétamol. Il s’agit bien souvent d’une douleur invalidante entraînant une incapacité totale ou partielle pendant quelques jours, voire, pour les cas les plus sévères, permanente, et nécessitant le recours à des antalgiques puissants et même morphiniques ».

Aucun traitement miracle

L’endométriose peut être détectée avec un examen clinique et échographique. La maladie ne se traite qu’en cas de symptômes, grâce à un traitement hormonal qui supprime les règles, notamment le dispositif intra-utérin (DIU) hormonal. Selon l’Inserm, « ce traitement réduit les douleurs liées à la réponse hormonale des lésions d’endométriose et peut permettre de stabiliser les lésions, voire de diminuer légèrement leur volume ». En revanche, aucun traitement ne permet l’élimination totale des lésions.

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’endométriose, chaque année l’association ENDOmind organise l’EndoMarch : une marche pour mieux faire connaître l’endométriose. Pour des raisons sanitaires, cet événement n’aura pas lieu cette année, mais l’association propose tout de même de faire sa propre marche, seule ou accompagnée, et d’envoyer une photo avec le #metroboulotendo. Le 2 mars, l’association a également annoncé la naissance de la 1ere Fondation pour la Recherche sur l’Endométriose.

Content created and supplied by: AkaArradé (via Opera News )

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