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Côte d'Ivoire: dangereux ou pas pour la santé, la chicha de plus en plus prisée par des jeunes ivoiriens

La consommation de la chicha prend de l'ampleur en Côte d'Ivoire. Comme nous avons pu le remarquer, les consommateurs sont généralement des jeunes, élèves ou étudiants. Le succès de cette pratique auprès de cette frange de la population inquiète de plus en plus.


Il est maintenant donné de voir à presque tous les espaces publics d'Abidjan et même de l'intérieur du pays, des jeunes gens autour d'une table d'alcool, fumer et dégager la fumée de la chicha dans une ambiance totalement festive. Ils sont jeunes et s'en foutent presque tous du risque qui s'y cache derrière. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette pipe à eau a du succès auprès de cette frange de la population.

En groupe, O F et ses camarades fument leur chicha au moins deux fois par semaine dans un espace ouvert bien connu dans leur quartier à Koumassi sicogi. << Ça fait deux ans que je consomme ça , quand on s'assoit on change les parfums parfois jusqu'a trois fois chacun >> raconte O F jeune élève qui précise toutefois << lorsque tu fumes la chicha , ça éveille certains sens, ça fait plaisir et ça permet d'oublier certains soucis >>.

Au quartier 05 de la commune de Koumassi, A.K a confié que << parfois nous remplaçons l'eau par l'alcool , y'en a même qui ajoute de la drogue en lieu et place du parfum , ça permet d'avoir des sensations plus fortes et de se faire beaucoup plus plaisir >>

Pourtant, selon certains spécialistes de la santé sur axaprevention, '' les études démontrent que fumer la chicha accroît fortement les risques de cancers du poumon, des lèvres, de la vessie et des voies aérodigestives supérieures ( bouche, langue, pharynx, larynx ). Même chez les petits fumeurs, pas de doute: la chicha , même occasionnelle, est nocive pour la santé.

Face à la dangerosité de ce nouveau joyau des jeunes, au Burkina Faso voisin, la consommation de la chicha dans la commune de Ouagadougou dans les lieux publics , clos ou non , est interdite et la police veille au grain.

Faut-il penser à des mesures coercitives à Abidjan pour mettre un terme à cette pratique néfaste auprès des jeunes gens ? Le temps nous le dira.


Bema Aboubacar...

Content created and supplied by: BemaAboubacarCoulibaly (via Opera News )

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