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Droits humains : les forces de défense et de sécurité formées sur les droits des groupes vulnérables

L'Ong Espace Confiance a organisé avec ses partenaires un atelier de réflexion sur les droits humains et les violences basées sur le genre (VBG), à l’intention des forces de défense et de sécurité. C'était le 30 avril 2021, à Abidjan-Cocody. Cette activité s'inscrit dans le cadre du projet ‘’Riposte’’ financé par ‘’Coalition Plus’’.

 Les participants à cette activité sont issus respectivement des cellules Vbg de la police nationale et de la brigade de gendarmerie nationale du District d'Abidjan.

« En 2018, l’enquête Ciphia, a relevé une prévalence du VIH de 2,9 % chez les adultes âgés de 15 à 64 ans en Côte d’Ivoire (4,1 % chez les femmes et 1,7 % chez les hommes), soit environ 390 000 personnes vivant avec le Vih (PvVih) âgées avec une proportion de 3,4 % à Abidjan », explique Priscilla N’guessan, chargée de Mission Plaidoyer à Espace Confiance.   

L’étude révèle que les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les usagers de drogues et les populations du milieu carcéral sont considérés comme les populations à haut risque.

Selon les statistiques, on compte à 11,4% de taux de prévalence chez les travailleurs du sexe  d’Abidjan (Enda Santé, IBBS 2014), 18% chez les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes  (Enda Santé, IBBS 2015), 9,2% chez les usagers de drogue (Médecins du monde, Y a pas Drap, 2015).On observe qu’en plus des facteurs de risques liés aux comportements à risque (multi partenariat sexuel, non usage systématique du préservatif, échange de seringue et objets coupants…), l’accès aux soins (dépistage et prise en charge) est freiné par les discriminations et la stigmatisation dont ces groupes dit hautement vulnérables font l’objet.

La levée des obstacles à l’accès aux services Vih permettrait de concourir à l’atteinte des 95-95-95, prôné par l’Onusida. Mais cela implique nécessairement et indissociablement une réponse « santé et droits » pour ces groupes marginalisés, discriminés et souvent cachés. Le défi réside donc dans la qualité d’une contribution collective des populations clés à la définition, à la mise en œuvre et au suivi des programmes de lutte contre le sida et contre l’exclusion et les violations de droits humains les concernant, violences pour lesquelles le besoin de réponses adaptées est criant.

C’est donc pour contribuer à améliorer de l’environnement social et juridique de ces populations clés et les PvVih que l’Ong Espace Confiance a organisé cette table ronde afin de repenser avec les forces de l’ordre d’Abidjan, l’approche droits humains dans la lutte contre le VIH/sida. « Il s’agit de réfléchir avec les forces de l’ordre sur les violences rencontrées par les populations clés à Abidjan afin de proposer de nouvelles stratégies dans la lutte. Partager les résultats 2020 des violences exercées sur les populations clés et enregistrées l’année dernière, rappeler les engagements internationaux de protection et de promotion des droits humains ratifiés par la Côte d’Ivoire contenus dans le préambule de la constitution de 2016 et faire des recommandations aux fins d’améliorer de l’environnement social de ces personnes ».

Eugène YAO

Content created and supplied by: eugeneyao (via Opera News )

District d'Abidjan

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